L'essentiel
- Le Dr Alexandre Kilinc a reçu le Label d'excellence 2026 du Registre National Canal Carpien, avec le titre d'« Ambassadeur de l'amélioration de la qualité des soins ».
- Ce registre national, déployé par PromTime avec le soutien de l'Assurance Maladie et de France Assos Santé, recueille directement auprès des patients opérés leurs résultats : fourmillements, douleur, sommeil, usage de la main, reprise du travail.
- Ces mesures, appelées PROMs, prolongent la médecine fondée sur les preuves : on ne se contente plus des résultats publiés, on vérifie ce que vivent réellement les patients après l'intervention.
- Pour vous, c'est l'assurance d'être opéré par une équipe qui accepte de mesurer ses résultats et de les comparer à ceux de ses pairs.
Un label d'excellence 2026 pour la prise en charge du canal carpien
Le Registre National Canal Carpien a décerné au Dr Alexandre Kilinc son Label d'excellence 2026, avec le titre d'« Ambassadeur de l'amélioration de la qualité des soins ». Cette distinction reconnaît son engagement dans l'évaluation des résultats de la chirurgie du canal carpien, mesurés à partir des réponses des patients eux-mêmes.
Chirurgien de la main à Paris 16e, à l'Institut Main Épaule Jouvenet, et à Quincy-sous-Sénart, le Dr Kilinc pratique les trois techniques de libération du nerf médian : chirurgie ouverte, chirurgie endoscopique et chirurgie ultra mini-invasive sous échographie. Il choisit pour chaque patient celle qui lui convient le mieux, et opère toujours au bloc opératoire. Il est membre du conseil scientifique du Registre National Canal Carpien.
Pour comprendre la maladie elle-même, ses symptômes et ses traitements, vous pouvez consulter la page syndrome du canal carpien ou le site de référence canal-carpien.com. Cet article explique ce qu'est un registre, comment il améliore la qualité des soins et pourquoi c'est rassurant pour vous.
Qu'est-ce qu'un registre médical ?
Un registre médical est un recueil continu et standardisé de données sur une maladie ou un traitement, chez l'ensemble des patients pris en charge et pas seulement chez ceux d'une étude. Il montre ce qui se passe « en vie réelle ».
Un essai clinique répond à une question précise, chez des patients sélectionnés, pendant une durée limitée. Un registre, lui, suit les patients tels qu'ils sont vraiment : jeunes ou âgés, travailleurs manuels ou employés de bureau, avec ou sans diabète, avec une compression du nerf plus ou moins ancienne. En orthopédie, les registres de prothèses de hanche et de genou, en Scandinavie notamment, ont ainsi permis de repérer plus tôt des implants moins performants et de faire progresser les pratiques. Le Registre National Canal Carpien applique cette logique à l'une des interventions les plus fréquentes de la chirurgie de la main.
Le Registre National Canal Carpien : qui le porte et comment fonctionne-t-il ?
Le registre est piloté depuis 2021 par le Réseau Prévention Main Île-de-France, déployé à l'échelle nationale par PromTime et financé par l'Assurance Maladie pour la période 2023-2026. France Assos Santé, qui représente les usagers du système de santé, siège à son conseil scientifique.
Le pilotage
Le Réseau Prévention Main Île-de-France porte le projet depuis 2021 et réunit chirurgiens de la main publics et privés autour de la qualité des soins.
Le déploiement
PromTime, société à mission spécialisée dans les résultats rapportés par les patients, organise le recueil des questionnaires et l'analyse des données.
Le financement
L'Assurance Maladie finance le déploiement national pour 2023-2026, sans accès aux résultats individuels des patients ni des équipes.
La voix des patients
France Assos Santé siège au conseil scientifique, aux côtés de chirurgiens de la main. Ses membres déclarent publiquement leurs liens d'intérêts.
Pourquoi le canal carpien ? Parce que c'est l'une des opérations les plus pratiquées en France, avec environ 130 000 interventions par an. Le syndrome du canal carpien est aussi la deuxième maladie professionnelle reconnue. En 2021, un peu plus de 4 millions de journées d'arrêt de travail ont été indemnisées après cette chirurgie, et 45 % des arrêts dépassaient les durées recommandées par les sociétés savantes. Mieux mesurer les résultats, c'est donc aussi mieux accompagner la reprise du travail.
PROMs et PREMs : quand la parole du patient devient une mesure
Les PROMs (Patient-Reported Outcome Measures) sont des questionnaires validés que le patient remplit lui-même pour décrire ses symptômes et sa gêne. Les PREMs (Patient-Reported Experience Measures) mesurent son expérience des soins, en particulier la qualité de la relation avec son chirurgien.
Concrètement, le patient opéré reçoit les questionnaires par SMS ou par e-mail, avant puis après l'intervention, et y répond seul, sans que le chirurgien intervienne. Les questions portent sur ce qui compte au quotidien : les fourmillements nocturnes, la douleur, la force et l'habileté de la main, le sommeil, la reprise des activités et du travail.
Le chirurgien y associe des données cliniques (maladies associées, facteurs de risque, technique utilisée). Ces informations permettent des comparaisons ajustées au profil des patients : on ne compare pas les résultats d'un travailleur manuel diabétique de 70 ans à ceux d'un employé de bureau de 40 ans sans en tenir compte. Le registre s'intéresse aussi au lien entre la récupération et la qualité de la relation entre le patient et son chirurgien, deux dimensions étroitement associées.
Vos données sont protégées. L'Assurance Maladie, qui finance le déploiement, n'a accès ni aux résultats individuels des patients ni à ceux des équipes chirurgicales : elle ne dispose que de données consolidées (participation, résultats globaux, impact sur la durée des arrêts de travail). Les données sont hébergées chez un hébergeur certifié pour les données de santé (HDS).
Médecine fondée sur les preuves : des études à la vie réelle
La médecine fondée sur les preuves (EBM, evidence-based medicine) consiste à décider en intégrant trois éléments : les meilleures données scientifiques disponibles, l'expertise du clinicien et les préférences du patient. Le registre ajoute une quatrième brique : la mesure, par les patients eux-mêmes, des résultats obtenus.
Formalisée par David Sackett en 1996, l'EBM a profondément changé la médecine : on ne choisit plus un traitement par habitude, mais parce que des études solides en ont montré l'intérêt. Les études disent toutefois ce qui fonctionne en moyenne, chez des patients sélectionnés. Les PROMs vérifient que ces bons résultats se retrouvent aussi chez les patients d'une équipe donnée, dans les conditions réelles de sa pratique.
C'est le principe de la médecine fondée sur la valeur (value-based healthcare), décrite par l'économiste Michael Porter : la valeur d'un soin se juge sur les résultats qui comptent pour le patient. En France, la Haute Autorité de santé encourage le déploiement de ces indicateurs de résultats rapportés par les patients.
Comment un registre améliore-t-il la qualité des soins ?
Un registre fonctionne comme un cycle d'amélioration continue : mesurer les résultats, les comparer à ceux des pairs, comprendre les écarts, ajuster ses pratiques, puis mesurer à nouveau.
Mesurer
Chaque patient décrit lui-même son évolution, à des moments fixés avant et après l'intervention, avec des questionnaires validés.
Comparer
Chaque équipe voit ses résultats, ajustés au profil de ses patients, et les situe par rapport à ceux de ses pairs.
Comprendre
Les écarts orientent la réflexion : douleur de cicatrice persistante, reprise du travail tardive, information jugée insuffisante.
Ajuster
Technique, anesthésie, consignes après l'opération, accompagnement de la reprise : on modifie, puis on mesure à nouveau.
En quoi est-ce rassurant pour vous, patient ?
Un chirurgien engagé dans un registre accepte que ses résultats soient mesurés par ses propres patients et comparés à ceux de ses confrères. C'est une démarche de transparence et d'amélioration continue, qui va au-delà de la seule réputation.
- Votre avis compte réellement. Vos réponses ne restent pas dans un tiroir : elles servent à améliorer la prise en charge des patients opérés après vous.
- Votre récupération est mesurée objectivement. Fourmillements, douleur, sommeil, usage de la main : votre évolution est suivie avec les mêmes outils partout en France.
- Les choix reposent sur des preuves. La technique proposée (ouverte, endoscopique ou sous échographie) et l'anesthésie (locale, locorégionale ou WALANT sans garrot) sont choisies selon les données scientifiques et votre situation.
- La démarche est encadrée. Un conseil scientifique indépendant, auquel participe un représentant des patients, garantit la méthode et l'usage des résultats.
Un label ne remplace pas une consultation : il témoigne d'une démarche. Le choix de la technique et le moment de l'opération se décident avec votre chirurgien, selon l'examen clinique et l'électromyogramme.
Où consulter le Dr Kilinc pour un canal carpien ?
Le Dr Kilinc consulte à Paris 16e, à l'Institut Main Épaule Jouvenet (Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris, 01 42 15 42 31), et à Quincy-sous-Sénart (91), au Centre Épaule Main Grand Paris Sud – SOS Main Quincy (centre Galien 2, 22 rue des 2 communes, 01 69 39 96 97). Les rendez-vous se prennent par téléphone ou sur Doctolib. Pour en savoir plus sur son parcours, consultez la page Dr Alexandre Kilinc, chirurgien de la main et de l'épaule à Paris.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le label d'excellence du Registre National Canal Carpien ?
C'est une distinction décernée pour l'année 2026 par le Registre National Canal Carpien, déployé par PromTime avec le soutien de France Assos Santé et de l'Assurance Maladie. Le Dr Alexandre Kilinc l'a reçue avec le titre d'« Ambassadeur de l'amélioration de la qualité des soins », en reconnaissance de son engagement dans l'évaluation des résultats de la prise en charge du canal carpien.
Qu'est-ce qu'un PROM ?
Un PROM (Patient-Reported Outcome Measure) est un questionnaire validé que le patient remplit lui-même pour décrire ses symptômes, sa gêne et sa qualité de vie. Pour le canal carpien, il porte notamment sur les fourmillements, la douleur, le sommeil et l'usage de la main. Répété avant et après l'opération, il mesure le bénéfice réel ressenti par le patient.
Mes réponses sont-elles transmises à l'Assurance Maladie ?
Non. L'Assurance Maladie finance le déploiement du registre mais n'a pas accès aux résultats individuels des patients ni à ceux des équipes chirurgicales. Elle dispose uniquement de données consolidées : nombre de participants, résultats globaux et impact sur la durée des arrêts de travail.
Suis-je obligé de répondre aux questionnaires ?
Non. Vous êtes informé de la démarche et vous restez libre de ne pas répondre ou d'arrêter à tout moment, sans aucune conséquence sur votre prise en charge. Vos réponses sont toutefois précieuses : elles servent à améliorer les soins des patients qui seront opérés après vous.
Qu'est-ce que la médecine fondée sur les preuves (EBM) ?
La médecine fondée sur les preuves (evidence-based medicine) consiste à prendre chaque décision en intégrant les meilleures données scientifiques disponibles, l'expérience du médecin et les préférences du patient. Le registre la prolonge en vérifiant, sur les résultats réels des patients, que les choix faits en consultation tiennent leurs promesses.
Ce label garantit-il le résultat de mon opération ?
Aucun label ne peut garantir un résultat individuel. Il témoigne d'une démarche : mesurer ses résultats à partir de la parole des patients, les comparer à ceux de ses pairs et s'améliorer en continu. La technique et le moment de l'intervention se décident en consultation, selon votre examen clinique et l'électromyogramme.
Références
- Réseau Prévention Main Île-de-France. Registre national canal carpien. reseaumain.fr
- PromTime. Orthopédie : comparer les résultats patients en vie réelle. promtime.org
- Haute Autorité de santé. Indicateurs de résultats rapportés par les patients (PROMs). has-sante.fr
- Haute Autorité de santé. Aide à l'utilisation de questionnaires patients de mesure des résultats de soins (PROMs) pour améliorer la pratique clinique courante, 2021. has-sante.fr
- Sackett DL, Rosenberg WM, Gray JA, Haynes RB, Richardson WS. Evidence based medicine: what it is and what it isn't. BMJ 1996;312:71-72. PubMed 8555924
- Porter ME. What is value in health care? N Engl J Med 2010;363:2477-2481. PubMed 21142528
- Levine DW, Simmons BP, Koris MJ, et al. A self-administered questionnaire for the assessment of severity of symptoms and functional status in carpal tunnel syndrome. J Bone Joint Surg Am 1993;75:1585-1592. PubMed 8245050
Auteur. Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste du membre supérieur — main, poignet, coude, épaule et nerfs. RPPS 10100025286. Consultations à l'Institut Main Épaule Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris, et au centre Galien 2, 22 rue des 2 communes, 91480 Quincy-sous-Sénart.
Liens d'intérêts. Le Dr Kilinc préside le Réseau Prévention Main Île-de-France, qui pilote le Registre National Canal Carpien, et siège à son conseil scientifique.
Rédaction et révision médicale. Contenu rédigé et relu par le Dr Alexandre Kilinc. Dernière révision médicale : 5 novembre 2026. Cet article est une information générale et ne remplace pas une consultation.
