Rhizarthrose du pouce : orthèse, prothèse ou trapézectomie
Dr Alexandre Kilinc | Chirurgien de la main : rhizarthrose, prothèse du pouce et trapézectomie | Paris 16e et Quincy-sous-Sénart
La rhizarthrose est une arthrose de l'articulation entre le trapèze et le premier métacarpien. Elle peut ainsi gêner la pince pouce-index, l'ouverture d'un bocal et l'écriture. Le traitement commence donc habituellement par des mesures non chirurgicales ; l'opération se discute si la douleur et la perte de fonction persistent.
Sommaire
Qu'est-ce que la rhizarthrose ?
Rédigé et relu par le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien de la main — mis à jour le 26 septembre 2026.
La rhizarthrose, ou arthrose de la base du pouce, touche l'articulation trapézo-métacarpienne. Le cartilage qui recouvre le trapèze et la base du premier métacarpien s'use progressivement, ce qui entraîne douleur, raideur et perte de force. C'est une affection fréquente, surtout chez la femme après 50 ans.
Pourquoi la base du pouce est-elle si sollicitée ?
L'articulation trapézo-métacarpienne permet au pouce de s'opposer aux autres doigts. Elle intervient notamment dans la pince fine, la prise d'une clé, la fermeture d'un bouton ou l'ouverture d'un pot. Même une douleur localisée sur une petite articulation peut donc avoir un retentissement important. Par ailleurs, une inflammation de la capsule, une laxité et une modification progressive des surfaces articulaires participent aux symptômes, dont l'intensité fluctue d'un jour à l'autre.
Facteurs favorisant la rhizarthrose
L'âge, le sexe féminin, les antécédents familiaux, une laxité ligamentaire, une forme particulière du trapèze, des traumatismes anciens et les activités manuelles répétées peuvent y contribuer. Souvent, aucune cause unique n'est retrouvée.
Pincement de l'articulation trapézo-métacarpienne typique d'une rhizarthrose (iconographie Dr Kilinc).
Symptômes et diagnostic de la rhizarthrose
La douleur siège à la base du pouce et peut irradier vers le poignet. De plus, une diminution de force, un gonflement local et une déformation progressive sont possibles. Cependant, la sévérité des radiographies ne reflète pas toujours celle de la douleur.
Une déformation peut associer une fermeture de la première commissure et une hyperextension compensatrice de l'articulation métacarpophalangienne, à ne pas confondre avec l'interphalangienne du pouce. Lorsqu'une intervention est envisagée, l'examen de toute la colonne du pouce aide à déterminer si un geste complémentaire sera nécessaire : l'opération de la base ne corrige pas automatiquement chaque déformation distale.
L'examen recherche également une ténosynovite de De Quervain ou un syndrome du canal carpien associés. Par ailleurs, un trouble neurologique peut expliquer une maladresse disproportionnée par rapport à l'arthrose visible.
Radiographies : les signes de la rhizarthrose
Le diagnostic est avant tout clinique. Les radiographies standards du pouce, de face et de profil, avec des incidences dédiées à l'articulation trapézo-métacarpienne (incidences de Kapandji) si nécessaire, confirment l'arthrose et précisent ses localisations.
Les signes radiographiques recherchés
- Pincement de l'interligne articulaire, témoin de la perte de cartilage.
- Ostéophytes (« becs de perroquet ») sur les bords de l'articulation.
- Ostéosclérose sous-chondrale : densification de l'os sous le cartilage.
- Géodes : petites cavités dans l'os, aux stades avancés.
- Subluxation de la base du premier métacarpien, qui glisse en dehors du trapèze.
- Atteinte de l'articulation voisine entre scaphoïde et trapèze (arthrose scapho-trapézienne), importante pour le choix d'une éventuelle chirurgie.
Échographie, IRM et scanner
Ils sont rarement nécessaires pour une rhizarthrose typique. Ils peuvent cependant être prescrits dans des cas particuliers, pour éliminer une autre pathologie ou en cas de doute diagnostique.
Ainsi, une consultation utile confronte les images à des objectifs concrets : dormir sans douleur, écrire, jouer d'un instrument, exercer un métier manuel ou retrouver une pince stable. Il faut également apprécier la sensibilité, la force et la mobilité des autres articulations.
Radiographies comparatives des deux pouces (patiente du Dr Kilinc) : flèche rouge = pincement articulaire, flèche bleue = articulation normale.
Classification de Dell : les stades de la rhizarthrose
La classification de Dell est couramment utilisée pour décrire la sévérité de l'arthrose trapézo-métacarpienne sur les radiographies. Elle distingue quatre stades évolutifs :
- Stade 1 : pincement articulaire, subluxation de la base du premier métacarpien inférieure à 1/3, ostéophyte minime.
- Stade 2 : pincement qui augmente, subluxation de 1/3 à 2/3, ostéophyte net.
- Stade 3 : pincement marqué, subluxation supérieure à 2/3, gros ostéophyte.
- Stade 4 : destruction articulaire, subluxation importante, gros ostéophyte et déformation du pouce « en Z ».
D'autres classifications existent également, comme celle d'Eaton-Littler, qui individualise l'atteinte de l'articulation scapho-trapézienne. Le stade facilite l'échange entre soignants, mais il ne suffit pas à prévoir la douleur, l'efficacité d'une orthèse ni la nécessité d'une opération : un stade avancé peut être peu douloureux, et l'inverse.

Évolution de la rhizarthrose selon la classification de Dell (iconographie Dr Kilinc).
Les différents traitements de la rhizarthrose
Le traitement commence toujours par des mesures non chirurgicales. Si la douleur et la gêne persistent malgré un traitement bien conduit, plusieurs interventions peuvent être proposées.
Traitement sans chirurgie
Orthèse, adaptation des gestes, rééducation, infiltrationTraitement 2
Prothèse trapézo-métacarpienne
Remplace l'articulation ; récupération souvent plus rapideTraitement 3
Trapézectomie-ligamentoplastie
Retire le trapèze, sans implant ; récupération plus progressiveTraitement 4
Arthrodèse trapézo-métacarpienne
Blocage définitif de l'articulation par vis ou plaque en titane ; peu pratiquée
Traitement 1 · en première intention
Rhizarthrose : traitement sans chirurgie
C'est toujours la première étape. L'information, l'adaptation des prises, les aides techniques et les exercices de la main ont une place importante. Une orthèse de base du pouce, portée lors des activités ou la nuit selon la gêne, est recommandée par les sociétés savantes ; son type et sa durée se choisissent avec le patient. En revanche, une attelle trop encombrante sera rarement utilisée : son ajustement, le confort et l'objectif recherché comptent davantage qu'une durée uniforme imposée à tous. Enfin, un anti-inflammatoire local peut être proposé si indiqué ; les traitements médicamenteux tiennent compte des contre-indications individuelles. [1, 2]
Orthèse de stabilisation de la base du pouce, portée lors des activités déclenchantes ou la nuit.
Économie articulaire et gestes du quotidien
L'économie articulaire est un pilier du traitement de première intention de la rhizarthrose. Adapter ses gestes limite les contraintes sur l'articulation trapézo-métacarpienne et réduit les douleurs, sans renoncer à ses activités. De plus, la rééducation propose des exercices de contrôle, de mobilité et de renforcement adaptés aux poussées douloureuses ; les recommandations EULAR accordent une place à l'éducation, aux aides techniques, aux exercices et aux orthèses. [1]
- Les pinces fortes : saisir un objet fermement entre la pulpe du pouce et de l'index (tourner une clé difficile, ouvrir un bocal serré).
- Les mouvements de torsion : essorer une éponge ou une serpillière, visser ou dévisser en force.
- Les prises fines prolongées : écrire longtemps avec un stylo fin, coudre, tricoter sans pause.
- Les mouvements répétitifs : utilisation intensive du pouce sur un smartphone ou une manette de jeu.
- Les prises à pleine main : répartir l'effort sur tous les doigts et la paume plutôt que sur le seul pouce.
- L'effort à deux mains : porter les objets lourds (casseroles, plats) à deux mains, par en dessous.
- Les grosses articulations : pousser une porte avec l'épaule ou l'avant-bras, porter un sac sur l'avant-bras plutôt qu'à la main.
- Faire glisser : pousser les objets lourds sur le plan de travail au lieu de les soulever.
Enfin, de nombreux accessoires ergonomiques soulagent le pouce lors des tâches ménagères et professionnelles :
Quelle place pour les infiltrations ?
Une injection intra-articulaire de corticoïde peut être discutée si la douleur reste importante malgré l'orthèse et l'adaptation des activités. Cependant, son bénéfice dépend du contexte et peut être transitoire. Elle ne reconstruit pas le cartilage et ne permet pas de promettre que la chirurgie sera évitée. Par ailleurs, le nombre d'injections, leur espacement et l'intérêt d'un guidage se décident au cas par cas, plutôt que selon un protocole fixe.
Infiltration de l'articulation trapézo-métacarpienne sous contrôle radiographique (iconographie Dr Kilinc).
PRP et traitements « régénératifs »
Les données actuelles ne justifient pas de présenter le plasma riche en plaquettes (PRP) comme une alternative établie à l'orthèse ou aux opérations usuelles. Par ailleurs, un traitement peut être techniquement réalisable sans disposer pour autant d'une preuve solide de bénéfice durable : une décision partagée doit distinguer ces deux questions. [1, 2]
Quand opérer une rhizarthrose ?
La décision tient à la douleur malgré un traitement bien conduit, aux activités visées, aux articulations atteintes et à l'état osseux. En revanche, un stade radiologique isolé n'impose pas la chirurgie, et il n'existe pas d'obligation d'opérer avant un prétendu « stade optimal ». [2]
Je privilégie toujours d'abord le traitement médical. Lorsque la chirurgie devient utile, je pratique les deux grandes techniques, la prothèse trapézo-métacarpienne et la trapézectomie-ligamentoplastie, et je propose celle qui correspond le mieux à votre pouce et à vos attentes.
Prothèse ou trapézectomie : quels compromis ?
Les synthèses de preuves ne permettent pas d'affirmer qu'une méthode est meilleure pour tous, ni que toute prothèse dure un nombre fixe d'années. En revanche, les profils de récupération et de complications diffèrent. [3, 4]
Traitement 2 · chirurgical
La prothèse trapézo-métacarpienne
La prothèse remplace l'articulation par deux pièces, l'une fixée dans le trapèze, l'autre dans le premier métacarpien. Elle préserve la hauteur de la colonne du pouce et peut permettre une récupération fonctionnelle plus rapide dans certaines séries. Elle suppose cependant un trapèze et un stock osseux compatibles avec le modèle choisi, et expose à l'instabilité, au descellement, à l'usure ou à une fracture, qui peuvent nécessiter une reprise. [2, 3]
Pour aller plus loin, consultez les détails de la prothèse trapézo-métacarpienne : choix de l’implant, déroulement de l’opération, rééducation, risques et durée de vie.
Je pose une prothèse du pouce mini-invasive, qui conserve au maximum le stock osseux. L'intervention se fait en ambulatoire, sous anesthésie locale ou locorégionale choisie avec vous. Ensuite, un suivi régulier en consultation, tous les un à deux ans, est recommandé.
La prothèse du pouce en chiffres
Implantation d'une prothèse trapézo-métacarpienne (iconographie Dr Kilinc) : exemple de prothèse Keritouch.


Comment se déroule l'intervention ?
L'opération est réalisée en ambulatoire, au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou locorégionale choisie avec vous. Par une courte incision à la base du pouce, l'articulation est ouverte, les surfaces usées sont préparées avec une résection osseuse minimale, puis une cupule est fixée dans le trapèze et une tige dans le premier métacarpien. Ensuite, la stabilité et la mobilité sont vérifiées avant la fermeture. L'intervention dure habituellement moins d'une heure.
De quoi est faite la prothèse ?
Les prothèses actuelles sont le plus souvent dites « à double mobilité ». La cupule trapézienne et la tige métacarpienne, en alliage de titane recouvert d'hydroxyapatite pour favoriser l'intégration à l'os, sont articulées par un col métallique et un insert en polyéthylène qui peut lui-même tourner dans la cupule. Ce principe, issu de la prothèse de hanche, réduit nettement le risque de luxation. [7, 11]
Récupération après une prothèse
Ensuite, une courte protection par orthèse est suivie d'une mobilisation précoce. La douleur et la fonction s'améliorent souvent rapidement ; dans une série de 92 prothèses Touch®, le retour au travail survenait en moyenne à 2,6 mois. [5, 9] Le gain de force est en revanche plus modeste et plus progressif. [5]
Quelle est la durée de vie d'une prothèse du pouce ?
Il n'existe pas de durée de vie fixe. Par ailleurs, les meilleures données à long terme proviennent de séries de cas :
- prothèse MAÏA® : survie de 93 % à 5 ans et de 88 % à plus de 10 ans (76 patients suivis en moyenne 11 ans) [8] ;
- prothèse Touch® : 4,6 % de complications ayant conduit à une reprise après au moins 3 ans de recul (107 cas), sans aucune luxation [10] ;
- revue de 931 prothèses à double mobilité : 2,7 % de reprises chirurgicales [11] ;
- revue de 1 421 prothèses à double mobilité : 13 % de complications, 0,6 % de luxations, mais un recul encore insuffisant pour conclure sur la survie à long terme [7].
À titre de comparaison, une revue de 158 études estime le taux d'échec des prothèses totales à 2,4 pour 100 années-patient, contre 0,23 pour la trapézectomie avec ligamentoplastie. [6] Les modèles récents font mieux que les anciennes générations, mais ces chiffres rappellent qu'une prothèse nécessite une surveillance au long cours.
Complications spécifiques et risques
- Descellement de la cupule dans le trapèze, la principale cause de reprise à long terme.
- Usure du polyéthylène et instabilité, pouvant nécessiter un changement de pièce.
- Luxation, devenue rare avec la double mobilité.
- Fracture du trapèze, pendant l'intervention ou après une chute.
- Ténosynovite de De Quervain postopératoire, plus fréquente dans certaines séries. [9]
- Complications communes à toute chirurgie de la main : infection profonde (rare), raideur, douleur persistante, algodystrophie.
Une revue de 2024 retrouve davantage de complications sévères après prothèse (23,9 %) qu'après trapézectomie (6,1 %), avec 12,8 % de reprises contre 2 %, mais seulement 4,3 % de reprises avec les modèles récents. En cas d'échec, la reprise consiste le plus souvent en une trapézectomie, avec des résultats comparables à une trapézectomie de première intention. [4]
Ce que disent les études comparatives
Une méta-analyse en réseau de 26 essais randomisés (1 193 mains) classe la prothèse non cimentée en tête pour la fonction, tandis que la trapézectomie simple arrive en tête pour la douleur et le faible taux de complications. [3] Les revues systématiques confirment une récupération rapide après prothèse, mais soulignent le manque d'essais randomisés à long terme. [5, 7]
Pour qui ?
La prothèse convient surtout aux patients dont le trapèze a une hauteur et une qualité osseuse suffisantes, sans arthrose scapho-trapézienne associée, et qui souhaitent une récupération rapide de la mobilité et de la pince. En revanche, un trapèze trop petit ou fragile, une arthrose scapho-trapézienne ou une infection orientent plutôt vers la trapézectomie.
Traitement 3 · chirurgical
La trapézectomie-ligamentoplastie
La trapézectomie enlève le trapèze. Elle peut être réalisée seule ou associée à un geste de stabilisation (suspension ou interposition), mais ces gestes supplémentaires n'ont pas tous démontré une supériorité constante sur une trapézectomie simple. Cette technique ne comporte donc pas les risques liés à un implant ; sa récupération est souvent plus progressive. Elle est notamment utile lorsque l'articulation voisine entre scaphoïde et trapèze est aussi atteinte, ou lorsque le trapèze ne permet pas de poser une prothèse. [2, 3]
Trapézectomie et ligamentoplastie au fléchisseur radial du carpe : le trapèze est retiré, puis une bandelette du tendon est enroulée pour combler la loge (iconographie Dr Kilinc).
En pratique, une immobilisation d'environ quatre semaines puis une rééducation de plusieurs mois sont habituelles. Par ailleurs, deux techniques de ligamentoplastie sont couramment utilisées :
- Technique du « hamac » : une partie du tendon long abducteur du pouce comble la loge laissée par le trapèze.
- Technique au fléchisseur radial du carpe (FRC) : une moitié de ce tendon est prélevée et enroulée pour combler la loge (technique dite « en anchois »).


Traitement 4 · chirurgical
L'arthrodèse trapézo-métacarpienne
L'arthrodèse bloque définitivement l'articulation trapézo-métacarpienne, fixée par vis ou plaque en titane. Elle est cependant aujourd'hui peu pratiquée et se discute dans des situations sélectionnées. Elle procure une stabilité mais supprime le mouvement de cette articulation, et expose à la non-consolidation ou à l'arthrose des articulations voisines.
Comment choisir la chirurgie adaptée à votre rhizarthrose ?
L'âge n'est pas à lui seul une règle : une personne jeune et très active peut avoir des besoins différents d'une personne plus âgée, mais le métier, l'atteinte des articulations voisines, la forme du trapèze et les attentes sur la rapidité de reprise pèsent également. Le chirurgien explique aussi ce qu'une reprise de prothèse ou l'échec d'une première procédure impliqueraient.
Convalescence après chirurgie de la rhizarthrose
Une immobilisation ou une orthèse, puis une reprise graduelle des gestes, sont prescrites selon la technique et la stabilité obtenue. Les premières semaines sont consacrées à la cicatrisation et à la protection de la reconstruction. Par ailleurs, une raideur ou une faiblesse initiale ne préjuge pas du résultat final : la récupération de la force peut prendre plusieurs mois. Le calendrier est individualisé avec le chirurgien et le thérapeute de la main.
Une douleur inhabituelle, une rougeur, une déformation nouvelle ou une difficulté croissante à mobiliser les doigts doivent être signalées ; une imagerie de contrôle est décidée selon la technique.
Quelles questions poser avant l'intervention ?
Avant l'opération, il est utile de préciser quel geste exact est proposé, ce que montrent les autres articulations du pouce, combien de temps une protection sera portée et quels mouvements seront autorisés. Demander comment le résultat sera évalué évite de le réduire à une radiographie satisfaisante : soulagement, capacité à pincer et retour aux activités sont des critères distincts.
Quand demander un second avis spécialisé ?
Lorsque plusieurs articulations du pouce sont douloureuses, que l'orthèse ne permet plus les gestes importants ou que deux techniques opératoires paraissent possibles, un second avis peut aider à préciser le bénéfice attendu. Apportez vos radiographies, la liste des traitements déjà essayés et une description concrète des activités gênées. Un avis ne remplace pas votre décision : il aide à rendre comparables les options proposées. Pour prendre rendez-vous, contactez le Dr Kilinc à Paris 16e ou à Quincy-sous-Sénart.
La rhizarthrose est-elle une maladie professionnelle ?
L'arthrose du pouce n'est généralement pas reconnue comme maladie professionnelle. Si vous pensez que votre activité professionnelle y contribue, parlez-en à votre médecin du travail et renseignez-vous auprès de votre caisse d'Assurance Maladie.
Résultats : exemples de patients
Résultat d'une prothèse trapézo-métacarpienne (Keritouch) à 7 jours postopératoires.
Résultat à 2 ans d'une ligamentoplastie pour une rhizarthrose évoluée (ligamentoplastie d'interposition au FRC).
Questions fréquentes sur la rhizarthrose
Une rhizarthrose visible sur la radio doit-elle être opérée ?
Non. La décision dépend d'abord de la douleur et de la gêne fonctionnelle malgré les traitements adaptés, pas du stade radiologique.
Quelle différence entre prothèse du pouce et trapézectomie ?
La prothèse remplace l'articulation ; la trapézectomie retire le trapèze. Les profils de récupération et de complications diffèrent : la prothèse peut permettre une reprise plus rapide, la trapézectomie évite les risques liés à un implant.
L'orthèse peut-elle aider même si l'arthrose est avancée ?
Oui. Une orthèse adaptée peut réduire les symptômes, sans modifier la radiographie.
Combien de temps avant de retrouver une pince forte ?
La récupération varie selon la technique et l'état initial du pouce. Elle se mesure généralement en semaines à mois, parfois davantage.
Peut-on être opéré de la rhizarthrose sans anesthésie générale ?
Oui. L'intervention se fait le plus souvent en ambulatoire, sous anesthésie locale ou locorégionale choisie avec le patient.
La rhizarthrose est-elle reconnue comme maladie professionnelle ?
En général non. Si votre activité professionnelle semble en cause, parlez-en à votre médecin du travail et à votre caisse d'Assurance Maladie.
Références
- Kloppenburg M, et al. 2018 update of the EULAR recommendations for the management of hand osteoarthritis. Ann Rheum Dis, 2019. PMID 30154087.
- Gangopadhyay S, et al. Guideline on managing thumb base osteoarthritis: The British Society for Surgery of the Hand Evidence for Surgical Treatment (BEST) findings and recommendations. J Hand Surg Eur Vol, 2025. PMID 39852312.
- Surgical Management of Thumb Carpometacarpal Osteoarthritis: A Systematic Review, Network Meta-analysis, and Longitudinal Analysis of Surgical Complications. J Hand Surg Glob Online, 2025. PMID 40496403.
- Latelise B, et al. Complications of prosthesis versus trapeziectomy in trapeziometacarpal joint arthritis: A systematic review. Hand Surg Rehabil, 2024. PMID 38408727.
- Remy S, et al. Trapeziometacarpal prosthesis: an updated systematic review. Hand Surg Rehabil, 2020. PMID 32860986.
- Ganhewa AD, et al. Failure Rates of Base of Thumb Arthritis Surgery: A Systematic Review. J Hand Surg Am, 2019. PMID 31262534.
- Maling L, et al. Outcomes of dual-mobility trapeziometacarpal arthroplasties: a systematic review. J Hand Surg Eur Vol, 2025. PMID 39465886.
- Toffoli A, et al. MAÏA Trapeziometacarpal Joint Arthroplasty: Clinical and Radiological Outcomes of 76 Patients With More Than 10 Years of Follow-Up. J Hand Surg Am, 2024. PMID 38935000.
- Gonzalez-Espino P, et al. Touch® double mobility arthroplasty for trapeziometacarpal osteoarthritis: outcomes for 92 prostheses. Hand Surg Rehabil, 2021. PMID 34419623.
- Lussiez B, et al. Dual mobility trapeziometacarpal prosthesis: a prospective study of 107 cases with a follow-up of more than 3 years. J Hand Surg Eur Vol, 2021. PMID 34162273.
- Villari E, et al. Dual mobility trapeziometacarpal prosthesis: A review of the current literature. Hand Surg Rehabil, 2025. PMID 39971155.
Où consulter un chirurgien de la main pour une rhizarthrose du pouce à Paris ?
- Paris 16e : Institut Main Épaule Jouvenet, Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris. Tél. 01 42 15 42 31.
- Essonne (91) : Centre Épaule Main Grand Paris Sud et SOS Main Quincy. Consultations au centre Galien 2, 22 rue des Deux-Communes, 91480 Quincy-sous-Sénart. Tél. 01 69 39 96 97. Interventions à l’Hôpital Privé Claude Galien.
Le Dr Kilinc est chirurgien de la main et de l’épaule à Paris 16e et à Quincy-sous-Sénart. Pour prendre rendez-vous en ligne ou poser une question avant la consultation, contactez le Dr Kilinc.











