Épitrochléite (golfer’s elbow) : douleur interne du coude et traitements

Par le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialiste du coude, de la main et de l'épaule. Prise en charge de l’épitrochléite à l’Institut Main Épaule Jouvenet (Clinique Jouvenet, Paris 16e) et au Centre Épaule Main Grand Paris Sud / SOS Main Quincy (Hôpital Privé Claude Galien, Quincy-sous-Sénart). Mis à jour le 27 septembre 2026.

Épitrochléite ou golfer’s elbow : douleur interne du coude, Dr Kilinc chirurgien du coude à Paris
En bref
L’épitrochléite, ou golfer’s elbow, est une tendinopathie des muscles fléchisseurs du poignet, à la face interne du coude. Le diagnostic est clinique ; il faut aussi rechercher une atteinte du nerf ulnaire. Le traitement repose d’abord sur l’adaptation des efforts et la rééducation ; la chirurgie reste rare.

Sommaire

L’épitrochléite, également appelée épicondylalgie médiale ou golfer’s elbow, provoque une douleur sur la face interne du coude, près de la saillie osseuse appelée épicondyle médial ou épitrochlée. Elle concerne surtout l’insertion des muscles qui fléchissent le poignet et les doigts et participent à la rotation de l’avant-bras. Malgré son surnom, elle touche aussi les personnes qui ne jouent pas au golf : bricolage, jardinage, musculation, sports de raquette et travail manuel sollicitent en effet les mêmes tendons.

L’enjeu est d’identifier la structure responsable de la douleur, d’adapter la charge imposée au tendon et de rechercher une compression du nerf ulnaire en cas de fourmillements de l’annulaire ou de l’auriculaire. En tant que chirurgien du coude à Paris 16 et à Quincy-sous-Sénart, je propose d’abord un traitement sans chirurgie ; la récupération demande souvent plusieurs mois [1, 2].

Chiffres et notions clés

Face interne
Douleur près de l’épicondyle médial, ou épitrochlée

Fléchisseurs
Tendon commun des fléchisseurs du poignet et des pronateurs

Pas que le golf
Bricolage, jardinage, musculation, travail manuel

Nerf ulnaire
Des fourmillements de l’auriculaire orientent vers le nerf

Clinique
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen du coude

Rééducation
Charge progressive, puis exercices excentriques [1, 3]

PRP
Efficacité non établie dans l’épitrochléite [4]

Chirurgie
Rare, après plusieurs mois de traitement bien conduit [5]

Épitrochléite ou épicondylite : quelle différence ?

L’épitrochléite se situe du côté interne du coude, près du tronc. L’épicondylite latérale (tennis elbow) concerne en revanche les tendons du côté externe. Les deux affections peuvent apparaître après une augmentation trop rapide des efforts, mais les muscles, les gestes douloureux et les diagnostics à écarter diffèrent. Le terme « tendinite » reste courant, alors qu’une douleur chronique correspond souvent à une tendinopathie : le tendon supporte moins bien la charge, sans simple inflammation aiguë.

Le tendon commun des fléchisseurs s’attache à l’épicondyle médial. Serrer un outil, porter une charge avec le poignet fléchi ou accélérer brusquement un geste de lancer le met ainsi en tension. Une douleur à cet endroit n’est pourtant pas toujours une épitrochléite : l’articulation, le ligament collatéral médial et le nerf ulnaire peuvent aussi être en cause. C’est pourquoi un examen ciblé précède la prescription d’exercices ou d’une infiltration.

Épitrochléite, épicondylite médiale ou golfer’s elbow : douleur de la face interne du coude

Épitrochléite, épicondylite médiale ou golfer’s elbow : la douleur siège à la face interne du coude, sur l’insertion du tendon fléchisseur commun (illustration Dr Kilinc).

Comment se développe une épitrochléite ?

Les muscles qui fléchissent le poignet et les doigts, ainsi que le rond pronateur, qui tourne l’avant-bras paume vers le bas, s’insèrent par un tendon commun sur l’épicondyle médial. Lors d’une prise serrée, d’un geste de lancer ou d’un swing de golf, ce tendon est mis en tension de façon répétée. Lorsque les contraintes dépassent ses capacités de récupération, des micro-lésions s’accumulent et cicatrisent mal [6].

Il s’agit donc surtout d’une tendinopathie : le tendon se remanie et résiste moins bien à la charge, sans véritable inflammation aiguë. Ce processus progressif peut aboutir à une désorganisation durable du tissu, parfois à une fibrose ou à des calcifications. Chez le sportif lanceur, la douleur apparaît d’ailleurs surtout à l’armé du bras puis au début de l’accélération [6].

Épitrochléite du golfeur : surcharge du tendon commun des fléchisseurs à son insertion sur l’épicondyle médial

Épitrochléite du golfeur : la prise du club sollicite les fléchisseurs du poignet, dont le tendon commun s’insère sur l’épicondyle médial (illustration Dr Kilinc).

De la surcharge à la tendinopathie

Étape 1
Contraintes répétées
Prises serrées, lancers, swing, port de charges poignet fléchi.

Étape 2
Surcharge du tendon
Les efforts dépassent la capacité d’adaptation du tendon.

Étape 3
Micro-lésions
Des lésions minimes s’accumulent et cicatrisent mal [6].

Étape 4
Tendinopathie
Remaniement du tendon, plutôt qu’une inflammation aiguë.

Qui est concerné ?

L’épitrochléite est nettement moins fréquente que l’épicondylite latérale. Dans une étude de population finlandaise, sa prévalence était de 0,4 % chez les 30 à 64 ans, contre 1,3 % pour l’épicondylite latérale ; elle culminait entre 45 et 54 ans, sans différence entre hommes et femmes. Les gestes répétitifs, les efforts en force, le tabac et l’obésité y étaient associés de façon indépendante [7].

Golf et sports de raquetteSports de lancerMusculationTravail manuel répétitifEfforts en forceTabacSurpoids45 à 54 ans : pic de fréquence

Quels sont les symptômes de l’épitrochléite ?

La douleur est localisée à la partie interne du coude et peut descendre sur la face antérieure de l’avant-bras. Elle apparaît lors d’une prise serrée, d’un mouvement répété du poignet, du soulèvement d’un objet ou du retour au sport. La palpation de l’insertion tendineuse est sensible, et la flexion du poignet ou la rotation de l’avant-bras contre résistance reproduit les symptômes. Le coude conserve habituellement une bonne mobilité, même si certains mouvements deviennent pénibles.

Une faiblesse ressentie à la préhension traduit souvent la douleur, sans signifier forcément une déchirure importante. En revanche, une douleur brutale après un traumatisme, un hématome, un blocage articulaire ou une véritable perte de force imposent de rechercher une autre lésion. De même, une douleur exclusivement nocturne ou des symptômes neurologiques isolés font reconsidérer le diagnostic.

Typique
Douleur interne
À la prise serrée, au port d’une charge ou à la flexion du poignet contre résistance.

Examen clinique

Fréquent
Irradiation à l’avant-bras
La douleur descend sur la face antérieure de l’avant-bras ; la mobilité du coude est conservée.

Adaptation des efforts

Trompeur
Faiblesse de la prise
Elle traduit souvent la douleur, sans signifier une déchirure importante.

Réévaluation si doute

Signe d’alerte
Autre lésion à rechercher
Douleur brutale après un traumatisme, hématome, blocage articulaire ou vraie perte de force.

Imagerie rapide

Fourmillements de l’auriculaire et de l’annulaire : penser au nerf ulnaire

Des fourmillements de l’auriculaire et de l’annulaire orientent vers le nerf ulnaire, qui peut être associé à l’épitrochléite.

Épitrochléite ou compression du nerf ulnaire ?

Le nerf ulnaire passe juste derrière l’épicondyle médial. Sa compression au coude provoque des fourmillements ou un engourdissement de l’auriculaire et de la moitié de l’annulaire, parfois une maladresse et, dans les formes avancées, une faiblesse des muscles de la main. Une épitrochléite donne plutôt une douleur déclenchée par la contraction et l’appui sur le tendon. Les deux problèmes peuvent coexister ; traiter le tendon seul ne ferait alors pas disparaître des fourmillements dus au nerf.

L’examen recherche donc la sensibilité, la force des muscles de la main et la reproduction des fourmillements lorsque le coude reste fléchi. Un électromyogramme (EMG) est demandé si une atteinte du nerf est suspectée, surtout devant des symptômes persistants ou un déficit ; il n’est pas nécessaire pour confirmer une simple tendinopathie. Chez un sportif lanceur, il faut également apprécier la stabilité ligamentaire du coude [2].

Tendon
Douleur à la contraction et à la pression de l’insertion des fléchisseurs.

Nerf ulnaire
Fourmillements de l’auriculaire coude fléchi, force des muscles de la main.

Ligament
Chez le sportif lanceur, stabilité du ligament collatéral médial.

Les deux peuvent coexister
Une épitrochléite et une atteinte du nerf ulnaire peuvent s’associer. Pour en savoir plus sur le nerf, consultez la page consacrée à la compression du nerf ulnaire au coude.
Test de flexion du coude et signe de Tinel pour rechercher une atteinte du nerf ulnaire

Test de flexion du coude et signe de Tinel : ils recherchent une atteinte associée du nerf ulnaire (illustration Dr Kilinc).

Quels examens pour une douleur interne du coude ?

Le diagnostic d’épitrochléite est avant tout clinique. Les examens ne sont donc demandés que s’ils peuvent changer la prise en charge.

Radiographies

Elles sont utiles en cas de traumatisme, de raideur, de suspicion d’arthrose ou de douleur atypique. Elles ne montrent toutefois pas directement la qualité du tendon.

Échographie

Elle visualise une tendinopathie, évalue une lésion partielle et étudie parfois le nerf ulnaire de façon dynamique, pendant la flexion du coude.

IRM

Elle se discute lorsque les symptômes persistent malgré un traitement cohérent, qu’une chirurgie est envisagée ou qu’une autre lésion doit être recherchée.

Une image ne suffit pas
Une anomalie d’imagerie ne prouve pas à elle seule que le tendon explique toute la douleur. Un examen demandé trop tôt ne change pas toujours le traitement ; à l’inverse, prolonger indéfiniment des exercices mal tolérés sans réévaluer le diagnostic fait perdre du temps.

Quels sont les traitements de l’épitrochléite ?

Le traitement de l’épitrochléite commence presque toujours sans chirurgie. Il associe l’adaptation des efforts et une rééducation progressive ; les injections se discutent dans des situations choisies. La récupération demande souvent plusieurs mois et s’apprécie sur le retour aux gestes utiles [1, 2].

Étape 1
Adapter les efforts
Réduire temporairement les gestes douloureux, sans repos strict prolongé.

Étape 2
Rééducation
Charge progressive : isométrique, puis concentrique et excentrique.

Au cas par cas
Infiltration ou ondes de choc
Dans des situations choisies, pour passer un cap douloureux.

Rarement
Chirurgie
Après plusieurs mois d’échec d’un traitement bien conduit.

Comparatif des traitements

Option Pour qui ? Principe Ce que l’on peut attendre Limites
Adaptation des gestes, orthèse Toutes les formes Réduire les gestes déclenchants ; sangle ou orthèse pendant l’effort Soulagement pendant les activités Ne répare pas le tendon
Rééducation progressive Toutes les formes Isométrique, puis concentrique et excentrique Amélioration progressive sur plusieurs mois [1, 3] Demande de la régularité
Infiltration de corticoïde Douleur très invalidante, situation choisie Anti-inflammatoire au contact du tendon Soulagement temporaire Proximité du nerf ulnaire ; ne corrige pas la surcharge
Ondes de choc Formes persistantes Stimulation mécanique du tendon Résultats variables Données spécifiques hétérogènes
PRP Non recommandé en routine Plaquettes concentrées injectées dans le tendon Efficacité non établie [4] Peu d’études ; non remboursé
Chirurgie Échec après plusieurs mois, diagnostic confirmé Excision du tissu pathologique, réinsertion Amélioration chez de nombreux patients sélectionnés [5] Séries surtout observationnelles ; rééducation longue

Traitement sans chirurgie

Comment soulager l’épitrochléite sans arrêter toute activité ?

Le premier objectif est de réduire temporairement les gestes qui déclenchent les fortes douleurs, puis de réintroduire progressivement la charge. Il faut par exemple adapter la prise d’un outil, la fréquence d’un geste, le volume d’entraînement ou la façon de porter les charges. En revanche, le repos strict prolongé n’est pas un programme de récupération : un tendon trop peu sollicité reste peu tolérant lorsque l’activité reprend. Des antalgiques ou un anti-inflammatoire local peuvent aussi être discutés, sans remplacer l’adaptation des contraintes.

Orthèse ou sangle
Une orthèse de poignet ou une sangle de contre-appui soulage certains patients pendant des activités précises. Elle ne répare cependant pas le tendon : son intérêt se juge sur les gestes réels.

Au travail
Une diminution temporaire des tâches les plus douloureuses ou une modification du poste facilite la reprise.

Les bons gestes au quotidien
  1. Réduire temporairement les prises serrées et répétées.
  2. Porter les charges près du corps, en fractionnant les efforts.
  3. Alterner les tâches et faire des pauses lors des gestes répétitifs.
  4. Augmenter la charge progressivement : une douleur qui s’aggrave durablement après chaque séance signale qu’il faut l’ajuster.

Quelle place pour la rééducation et les exercices excentriques ?

La rééducation met en place une progression individualisée. D’abord, des contractions isométriques aident à solliciter à nouveau les muscles dans une amplitude tolérée. Ensuite, le renforcement évolue vers des exercices lents en flexion du poignet et en rotation de l’avant-bras, concentriques puis excentriques, avant de reproduire les gestes professionnels ou sportifs. Les muscles de l’épaule et de l’omoplate ainsi que la technique de préhension sont également évalués si l’activité l’exige.

Une gêne modérée et transitoire pendant l’exercice reste compatible avec la progression, alors qu’une aggravation nette et durable appelle un ajustement. Les études spécifiques à l’épitrochléite sont moins nombreuses que celles sur le tennis elbow ; une revue systématique soutient néanmoins l’usage d’exercices et de mobilisations, avec une certitude variable selon les protocoles [1, 3]. On ne peut donc pas promettre qu’un seul exercice guérira chaque patient.

Épitrochléite : exercices d’étirement et de renforcement des fléchisseurs du poignet

Épitrochléite : exercices d’étirement et de renforcement des fléchisseurs du poignet, à adapter avec le kinésithérapeute (illustration Dr Kilinc).

Les exercices illustrés

  1. Poignet abaissé (excentrique) : avant-bras posé sur la cuisse, paume vers le haut, laissez descendre lentement le poids en le freinant.
  2. Flexion du poignet (concentrique) : remontez le poids en fléchissant le poignet, sans décoller l’avant-bras.
  3. Bras tendu : coude tendu devant vous, paume vers le haut ; c’est la position de départ de l’étirement.
  4. Étirement des fléchisseurs : avec l’autre main, ramenez doucement les doigts et le poignet vers l’arrière jusqu’à sentir une tension à l’avant de l’avant-bras, sans douleur vive.

Le poids, le nombre de répétitions et la fréquence sont fixés avec le kinésithérapeute, puis augmentés progressivement. En pratique, une gêne modérée qui disparaît rapidement reste acceptable ; en revanche, une douleur qui persiste le lendemain impose d’alléger la charge [1].

Injections

Infiltration de corticoïde, ondes de choc ou PRP ?

Une infiltration de corticoïde peut diminuer temporairement la douleur dans des situations choisies. Elle ne corrige pas à elle seule les contraintes qui ont favorisé la tendinopathie, et une amélioration rapide ne signifie pas que le tendon tolère déjà une pleine charge. Les injections répétées près d’un tendon et du nerf ulnaire nécessitent donc une discussion prudente. Les ondes de choc peuvent aussi être envisagées dans certaines formes persistantes, mais les protocoles et la qualité des données spécifiques à l’épitrochléite restent hétérogènes.

Mon avis de chirurgien sur le PRP

Je ne considère pas le PRP comme un traitement de référence de l’épitrochléite. Dans mon expérience des tendinopathies du coude, son bénéfice est le plus souvent mineur, et ce n’est pas une injection que je privilégie. Je le réserve aux patients qui souhaitent l’essayer avant un éventuel recours à la chirurgie, après une information claire sur ses limites et sur son coût.

Que disent les études sur le PRP ?

Les préparations, les techniques d’injection et les critères de jugement diffèrent beaucoup d’une étude à l’autre ; les petits effectifs et le manque de comparaisons robustes limitent ainsi la confiance dans un bénéfice durable. Il faut aussi éviter d’appliquer directement au coude interne des résultats obtenus pour l’épicondylite externe. Une revue sur le PRP comparé à la chirurgie dans l’épitrochléite repose sur peu d’études et ne démontre pas une efficacité supérieure aux soins conservateurs bien conduits [4].

Quand discuter une opération de l’épitrochléite ?

Une chirurgie reste rare. Elle se discute lorsque la douleur et la limitation persistent malgré plusieurs mois de traitement adapté, que le diagnostic a été réévalué et que la gêne est réellement importante. Le geste vise généralement les tissus tendineux pathologiques, avec une réinsertion ou une réparation selon les constatations. La proximité du nerf ulnaire impose en outre de documenter ses symptômes avant l’opération.

Indication
Douleur et limitation importantes après plusieurs mois de traitement adapté, diagnostic réévalué.

Geste
Excision du tissu tendineux pathologique, puis réinsertion ou réparation selon les constatations.

Nerf ulnaire
Une décompression associée n’est envisagée que si une indication propre est retenue.

Les séries publiées rapportent une amélioration chez de nombreux patients sélectionnés, mais elles sont surtout observationnelles et les techniques diffèrent. Une revue systématique récente souligne ces limites et l’importance de décrire une atteinte du nerf ulnaire avant l’opération [5]. Enfin, la cicatrisation et la reprise des efforts prennent du temps : l’intervention ne dispense pas d’une réadaptation progressive et ne garantit pas la disparition complète de la douleur.

Reprendre le golf, la musculation ou le travail manuel

La reprise dépend davantage de la tolérance à la charge que d’une date identique pour tous. Pour un golfeur, on commence par exemple par le putting ou des gestes courts, puis on augmente le nombre de coups, la vitesse et enfin les gestes les plus puissants. Pour la musculation, réduire provisoirement les prises serrées et les séries qui sollicitent fortement les fléchisseurs permet de maintenir d’autres activités. Au travail, les outils, la répétition et le temps de récupération entre les tâches comptent autant que la force maximale.

Quand consulter ?
Une consultation est utile si la douleur empêche durablement des gestes nécessaires, si le coude se bloque ou si des fourmillements de l’annulaire et de l’auriculaire apparaissent.

Ma prise en charge de l’épitrochléite à Paris

Chirurgien du coude et du membre supérieur à Paris 16e (Clinique Jouvenet) et à Quincy-sous-Sénart (Hôpital Privé Claude Galien), je distingue d’abord la tendinopathie, une atteinte du nerf ulnaire et les autres causes de douleur interne du coude. Je propose ensuite une progression adaptée : adaptation des efforts, rééducation, injection si besoin et, rarement, chirurgie.

Voir aussi l’épicondylite latérale (tennis elbow), la compression du nerf ulnaire au coude et les autres pathologies du coude.

Où consulter un chirurgien du coude pour une épitrochléite à Paris ?

  • Paris 16e : Institut Main Épaule Jouvenet, Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris. Tél. 01 42 15 42 31.
  • Essonne (91) : Centre Épaule Main Grand Paris Sud et SOS Main Quincy. Consultations au centre Galien 2, 22 rue des Deux-Communes, 91480 Quincy-sous-Sénart. Tél. 01 69 39 96 97. Interventions à l'Hôpital Privé Claude Galien.

Pour prendre rendez-vous ou poser une question avant la consultation, contactez le Dr Kilinc.

Questions fréquentes sur l’épitrochléite

Peut-on avoir un golfer’s elbow sans jouer au golf ?

Oui. Toute activité qui surcharge les tendons fléchisseurs et pronateurs peut être en cause : le nom décrit la localisation, et non une pratique obligatoire.

Quelle différence entre épitrochléite et épicondylite ?

L’épitrochléite touche les tendons fléchisseurs, à l’intérieur du coude. L’épicondylite (tennis elbow) touche les extenseurs, à l’extérieur du coude. Les deux peuvent toutefois coexister.

Les fourmillements dans l’auriculaire sont-ils normaux ?

Non. Ils orientent vers une atteinte du nerf ulnaire, parfois associée à la douleur tendineuse, et méritent un examen spécifique.

Faut-il passer une IRM dès le début ?

Non dans une forme typique. Elle se discute si le diagnostic reste incertain ou si la gêne persiste malgré une prise en charge adaptée.

Le PRP est-il nécessaire après l’échec de la kinésithérapie ?

Non. Son efficacité propre à l’épitrochléite reste insuffisamment établie [4]. Il faut d’abord réévaluer le diagnostic, la dose d’exercice et les contraintes.

Combien de temps dure une épitrochléite ?

La récupération demande souvent plusieurs mois. Elle s’apprécie sur le retour aux gestes utiles plutôt que sur un seul test de douleur [1, 2].

Une épitrochléite doit-elle être opérée ?

Rarement. La chirurgie concerne des situations persistantes et bien documentées, après un traitement conservateur suffisamment conduit [5].

Références

  1. AAOS OrthoInfo. Therapeutic Exercise Program for Epicondylitis. orthoinfo.aaos.org.
  2. Konarski W, Poboży T, Poboży K, et al. Current concepts of natural course and in management of medial epicondylitis: a clinical overview. Orthop Rev (Pavia), 2023;15:84275. PMID 37701778.
  3. Hoogvliet P, Randsdorp MS, Dingemanse R, Koes BW, Huisstede BM. Does effectiveness of exercise therapy and mobilisation techniques offer guidance for the treatment of lateral and medial epicondylitis? A systematic review. Br J Sports Med, 2013;47(17):1112-1119. PMID 23709519.
  4. Alzahrani WM. Platelet-rich plasma injections as an alternative to surgery in treating patients with medial epicondylitis: a systematic review. Cureus, 2022;14(8):e28378. PMID 36171858.
  5. Barakat A, Jha G, Raval P, Abourisha E, Divall P, Singh HP, et al. Systematic review of surgical techniques for medial epicondylitis: evaluating the impact of preoperative injections and concomitant ulnar neuritis on outcomes. Ann R Coll Surg Engl, 2025;107(7):457-468. PMID 40131732.
  6. Amin NH, Kumar NS, Schickendantz MS. Medial epicondylitis: evaluation and management. J Am Acad Orthop Surg, 2015;23(6):348-55. PMID 26001427.
  7. Shiri R, Viikari-Juntura E, Varonen H, Heliövaara M. Prevalence and determinants of lateral and medial epicondylitis: a population study. Am J Epidemiol, 2006;164(11):1065-74. PMID 16968862.