Rupture du tendon du long biceps et signe de Popeye
Dr Alexandre Kilinc | Chirurgien de l’épaule : rupture du long biceps, signe de Popeye, ténotomie et ténodèse | Paris 16e et Quincy-sous-Sénart
Sommaire
L’essentiel en 30 secondes
- C’est quoi. Une rupture du tendon du chef long du biceps à son origine, dans l’épaule, presque toujours sur un tendon déjà usé par l’âge ou par un frottement ancien.
- Le signe. Une douleur brève à l’avant du bras, puis la descente du muscle vers le coude : c’est le signe de Popeye.
- La force. La flexion du coude reste proche de la normale : le biceps agit avant tout comme supinateur, la flexion dépend surtout du muscle brachial.
- Après 60 ans. Devant une rupture isolée, l’abstention chirurgicale est la règle.
- Sujet jeune et actif. Une ténodèse se discute ; à un âge intermédiaire, une ténotomie suffit le plus souvent.
- La vraie question. Une lésion associée de la coiffe des rotateurs, à rechercher systématiquement, oriente seule la décision opératoire.
Un bras qui change de forme du jour au lendemain inquiète, alors que la rupture du long biceps est le plus souvent bien tolérée. Cette page explique ce qui s’est rompu, ce que la rupture change réellement pour la force du bras, comment le diagnostic est posé et dans quelles situations une ténotomie ou une ténodèse se discutent.
Qu’est-ce que la rupture du tendon du long biceps ?
Le long biceps est un tendon qui naît à l’intérieur de l’articulation de l’épaule et descend dans une gouttière creusée à l’avant de l’humérus. Sa rupture correspond à une déchirure complète à son origine, presque toujours sur un tendon déjà dégradé.
Le long biceps naît dans l’articulation de l’épaule ; après sa rupture, le muscle n’est plus retenu en haut et son relief descend vers le coude.
Le muscle biceps brachial possède deux chefs. Le chef court s’attache sur une saillie de l’omoplate, l’apophyse coracoïde, et reste intact lors de cet accident. Le chef long, lui, prend naissance au sommet de la glène, sur le bourrelet glénoïdien (la zone touchée par les lésions SLAP), traverse l’articulation puis coulisse dans la gouttière bicipitale. Ce trajet long et coudé explique sa fragilité : usure progressive, frottement contre un acromion agressif, souffrance au contact d’une coiffe des rotateurs abîmée.
La rupture survient rarement sur un tendon sain. Elle fait suite, dans la grande majorité des cas, à des années de tendinopathie de l’épaule silencieuse ou douloureuse. Le tendon finit par céder lors d’un geste banal : soulever une charge, tirer une porte, se relever d’un appui. Beaucoup de patients décrivent d’ailleurs un soulagement de la douleur d’épaule dans les semaines qui suivent, le tendon malade n’étant plus sous tension.
Vue arthroscopique d’une tendinopathie de l’épaule : les fibres tendineuses effilochées témoignent d’une usure ancienne, qui précède la rupture.
Une rupture qui soulage. La disparition d’une douleur antérieure d’épaule après l’apparition de la déformation est fréquente et n’a rien de paradoxal : le tendon inflammatoire ne coulisse plus dans sa gouttière.
Le signe de Popeye : ce qu’il change réellement
Le signe de Popeye désigne la descente du muscle biceps vers le coude après rupture du tendon, qui donne un relief inhabituel à la face avant du bras. La conséquence est d’abord esthétique, le retentissement fonctionnel restant limité.
Signe de Popeye : la partie haute du bras paraît creusée, le relief du biceps bombe au-dessus du pli du coude.
La déformation se voit surtout coude fléchi et avant-bras en résistance. La partie haute du bras paraît creusée, la partie basse bombée. Une ecchymose peut accompagner l’épisode initial, puis disparaître en deux à trois semaines. L’aspect ne s’aggrave pas avec le temps et n’expose à aucune complication.
Le retentissement a été mesuré dans une série française de 55 patients opérés d’une coiffe des rotateurs avec ténotomie du long biceps : la déformation était présente chez 15,2 % d’entre eux à six mois, sans différence sur la douleur, sur la mobilité, sur la satisfaction ou sur le score de Constant par rapport aux patients sans déformation. [1] Une minorité de patients décrit des crampes du bras à l’effort prolongé, plus souvent gênantes chez les sujets jeunes et musclés.
Ne pas confondre avec la rupture du biceps au coude
Une rupture du tendon distal du biceps, à son insertion sur le radius, se traduit par une perte de force de supination nette et relève d’une décision chirurgicale rapide, à l’inverse de la rupture du long biceps à l’épaule. Les deux situations sont parfois confondues alors que la conduite à tenir est opposée.
À quoi sert le biceps : la supination avant la flexion
Le biceps brachial agit d’abord comme supinateur : il tourne l’avant-bras paume vers le haut. La flexion du coude est assurée pour l’essentiel par le muscle brachial, ce qui explique la perte de force modeste après rupture du long biceps.
Deux raisons rendent compte d’une force conservée. D’une part, le chef court du biceps reste attaché et continue de travailler. D’autre part, la flexion du coude repose surtout sur le muscle brachial, situé sous le biceps, auquel s’ajoute le brachio-radial. Le biceps apporte un complément de flexion, mais il n’en est pas le moteur principal.
La supination est en revanche sa fonction propre. Les gestes qui la sollicitent sont ceux de la vie courante : tourner un tournevis, ouvrir un bocal, tourner une clé, visser. Après rupture du long biceps, une discrète diminution de force peut être ressentie sur ces mouvements, notamment en force maximale et en endurance, mais les activités quotidiennes restent menées à leur terme. [2]
Ce que les patients remarquent. La gêne la plus souvent rapportée n’est ni la flexion, ni la supination, mais l’aspect du bras et, chez certains, des crampes après un effort prolongé.
Comment le diagnostic est-il posé ?
Le diagnostic est clinique : déformation caractéristique du bras, ecchymose récente, antécédent de douleur de l’épaule. L’échographie confirme l’absence du tendon dans sa gouttière et l’exploration recherche surtout une lésion associée de la coiffe des rotateurs.
L’examen vérifie la mobilité de l’épaule, la force des rotateurs et la force de supination comparée au côté opposé. La palpation de la gouttière bicipitale est libre, le tendon n’y étant plus présent.
L’imagerie ne sert pas à confirmer une déformation déjà visible, mais à répondre à la seule question qui modifie la décision : les tendons de la coiffe sont-ils atteints ? L’échographie, rapide et accessible, examine la coiffe et la gouttière. L’IRM, ou l’arthroscanner lorsque l’IRM n’est pas réalisable, précise l’étendue d’une rupture tendineuse, la qualité du muscle et l’état de l’articulation. La radiographie reste utile pour analyser l’espace sous-acromial et rechercher une arthrose de l’épaule débutante.
Une déformation sans traumatisme mérite un bilan
L’apparition spontanée d’un signe de Popeye chez un patient de plus de 50 ans révèle souvent une souffrance ancienne de la coiffe des rotateurs, dont la prise en charge ne se résume pas à la surveillance du biceps.
Rupture isolée ou lésion associée de la coiffe
Une rupture isolée du long biceps, sans atteinte des tendons de la coiffe, évolue favorablement sans chirurgie. Une rupture associée à une lésion de la coiffe des rotateurs déplace la décision : le traitement s’adresse alors d’abord aux tendons de la coiffe.
Rupture isolée. L’épaule est mobile, les tests des rotateurs sont normaux, l’imagerie ne montre pas de rupture tendineuse. La déformation est le seul élément persistant. L’évolution naturelle est stable et la surveillance simple constitue l’attitude habituelle.
Rupture associée à une lésion de la coiffe. La douleur persiste, souvent nocturne, avec une gêne pour lever le bras ou pour les gestes au-dessus de l’horizontale. La rupture du long biceps n’est alors qu’un signe de l’usure de l’épaule. La discussion porte sur la coiffe : traitement médical, infiltration, rééducation, ou réparation chirurgicale de la coiffe des rotateurs selon l’âge, la demande et l’état des tendons. Le geste sur le biceps, lorsqu’il reste un moignon tendineux instable, est réalisé dans le même temps opératoire.
Les trois attitudes possibles : surveillance, ténotomie, ténodèse
Trois attitudes existent devant une atteinte du long biceps : ne rien faire, sectionner le tendon pour laisser le muscle descendre, ce qui définit la ténotomie, ou le sectionner puis le fixer à l’os, ce qui définit la ténodèse.
Une précision s’impose quand le tendon est déjà rompu. La rupture spontanée réalise d’elle-même ce que la ténotomie cherche à obtenir : le tendon n’est plus sous tension. Le choix se limite alors à la surveillance ou, dans des situations précises, à une ténodèse secondaire. La comparaison entre ténotomie et ténodèse concerne surtout les tendons encore en place mais malades, subluxés ou pré-rompus, découverts lors d’une chirurgie de la coiffe.
Surveillance
Aucun geste chirurgical. La déformation persiste, la force reste utilisable, l’épaule est suivie cliniquement.
Intérêt
Aucun risque opératoire, aucune immobilisation, aucune rééducation imposée.
Limite
La déformation ne régresse pas et les crampes éventuelles ne sont pas traitées.
Ténotomie
Section arthroscopique du tendon à son origine, sans fixation. Le muscle se stabilise spontanément dans le bras.
Intérêt
Geste court, sans matériel, suites simples, douleur antérieure d’épaule levée rapidement.
Limite
Déformation visible chez une partie des patients, crampes possibles à l’effort.
Ténodèse
Section du tendon puis fixation à l’humérus, ce qui conserve la tension du muscle et son relief.
Intérêt
Relief du bras conservé, tension musculaire maintenue, crampes plus rares.
Limite
Geste plus long, matériel de fixation, protection des efforts pendant plusieurs semaines.
Les techniques de ténodèse
Deux sites de fixation sont utilisés. La ténodèse haute, réalisée sous arthroscopie, fixe le tendon dans la partie supérieure de la gouttière bicipitale, au plus près de sa position naturelle. La ténodèse basse, dite sous-pectorale, place la fixation plus bas sur l’humérus par une courte incision, en dehors de la zone de frottement : la gouttière, qui peut rester douloureuse, est alors laissée hors circuit.
La fixation fait appel à une vis d’interférence placée dans un tunnel osseux, à une ancre, ou à un passage du tendon dans les tissus. Les résultats publiés ne montrent pas de supériorité fonctionnelle nette d’un montage sur un autre ; le choix tient à la qualité de l’os, au reste du geste réalisé sur l’épaule et à la morphologie du tendon. [9]
Comparaison des trois attitudes
Les études de niveau I montrent des résultats fonctionnels comparables entre ténotomie et ténodèse sur la douleur, la force de flexion et les scores d’épaule. La différence porte sur la déformation du bras, plus fréquente après ténotomie. [3,4,5]
| Critère | Surveillance | Ténotomie | Ténodèse |
|---|---|---|---|
| Geste | Aucun | Section arthroscopique | Section puis fixation à l’os |
| Déformation du bras | Présente, stable | Possible, environ 15 % à 6 mois | Rare |
| Crampes à l’effort | Possibles | Possibles | Plus rares |
| Force de flexion du coude | Peu modifiée | Peu modifiée | Peu modifiée |
| Force de supination | Discrètement diminuée | Discrètement diminuée | Mieux conservée |
| Immobilisation | Aucune | Aucune, hors geste associé | Écharpe de confort |
| Protection des efforts | Aucune | Courte | Plusieurs semaines |
| Situation habituelle | Rupture isolée après 60 ans | Âge intermédiaire, geste sur la coiffe | Patient jeune, actif, exigence sur le bras |
Chez le patient âgé, l’intérêt de la ténotomie se compare à celui de l’abstention. Devant une rupture déjà survenue et isolée, aucun geste n’apporte de bénéfice démontré : la surveillance est retenue. Lorsque le tendon est encore en place, malade et douloureux, et qu’une chirurgie de la coiffe est de toute façon programmée, la ténotomie supprime une source de douleur sans allonger l’intervention, au prix d’une déformation dont le retentissement fonctionnel reste faible à cet âge.
Une prise en charge propre à chaque âge de la vie
La conduite à tenir dépend de l’âge et de la demande fonctionnelle : ténodèse chez le sujet jeune et actif, ténotomie à l’âge intermédiaire, surveillance devant une rupture isolée du sujet âgé, et geste intégré à la réparation lorsque la coiffe est atteinte.
| Situation | Attitude habituelle | Raison |
|---|---|---|
| Sujet jeune, actif, travail de force ou sport d’appui | Ténodèse | Relief du bras et tension musculaire conservés, crampes plus rares, exigence fonctionnelle élevée sur de nombreuses années |
| Âge intermédiaire, demande fonctionnelle modérée | Ténotomie | Résultat fonctionnel comparable, geste simple et court, suites allégées, retentissement esthétique accepté après information |
| Sujet âgé, rupture isolée | Surveillance | Aucune perte fonctionnelle significative, aucun risque opératoire pris pour une déformation stable |
| Lésion de la coiffe des rotateurs associée | Geste réalisé pendant la réparation de la coiffe | La décision suit l’indication portée sur la coiffe ; le biceps est traité dans le même temps opératoire |
Ces repères ne remplacent pas l’examen. Un patient de 70 ans encore très actif de ses bras et un patient de 45 ans sédentaire ne reçoivent pas la même réponse : l’âge donne le cadre, la demande fonctionnelle et l’état des tendons tranchent.
Suites et récupération
Après une ténotomie isolée, aucune immobilisation n’est requise et les gestes du quotidien reprennent rapidement. Après une ténodèse, une écharpe de confort est portée quelques semaines et les efforts de soulèvement sont protégés plus longtemps.
Sans chirurgie. Aucune contrainte particulière. La douleur initiale cède en quelques jours à quelques semaines. Un travail d’auto-rééducation de l’épaule est utile lorsque la mobilité s’est enraidie pendant l’épisode douloureux.
Après un geste isolé sur le biceps. La mobilisation du coude et de l’épaule est libre d’emblée après ténotomie. Après ténodèse, les efforts en flexion et en supination contre résistance sont différés, le temps que la fixation soit solidarisée à l’os.
Lorsque la coiffe a été réparée. Le protocole suit celui de la réparation de la coiffe, qui commande les délais : attelle retirée puis remise pour des mouvements pendulaires pendant les quinze premiers jours, kinésithérapie débutée le plus souvent à J15 et poursuivie six à douze mois, abandon de l’attelle vers J30, parfois J45. Les antalgiques sont systématiques au début, le glaçage se fait sans contact direct avec la peau. La reprise de la conduite intervient souvent au début du troisième mois, après accord du chirurgien. Le détail figure dans les conseils après une opération de l’épaule.
Pendant l’immobilisation, le bras reste utile. Malgré l’attelle, la main et le coude peuvent servir aux mouvements pendulaires, à taper à l’ordinateur, à tenir un téléphone léger ou une bouteille d’eau. Un écart d’environ quinze centimètres entre le coude et le corps est toléré.
La durée de l’arrêt de travail après une opération de l’épaule dépend du geste réalisé et du métier exercé. Les référentiels indicatifs de l’Assurance Maladie servent de base à cette estimation, ajustée en consultation. [6]
Quand demander un avis spécialisé
Une déformation du bras apparue brutalement, une ecchymose du bras, ou une douleur d’épaule qui persiste au-delà de quelques semaines justifient une consultation. L’objectif est de rechercher une lésion de la coiffe des rotateurs associée.
Trois situations conduisent à consulter sans attendre : une perte de force franche de la supination, qui oriente vers une atteinte du tendon distal au coude ; une impossibilité de lever le bras, qui évoque une rupture étendue de la coiffe ; une douleur nocturne qui résiste aux antalgiques.
La consultation permet d’examiner l’épaule, de programmer l’imagerie utile et d’exposer, s’il y a lieu, les options thérapeutiques adaptées à l’âge et à l’activité. Les rendez-vous ont lieu à la Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris, et au centre Galien 2, 22 rue des 2 communes, 91480 Quincy-sous-Sénart.
Questions fréquentes sur la rupture du long biceps
Mon bras a changé de forme du jour au lendemain, est-ce grave ?
Non, la rupture du tendon du long biceps n’est pas une urgence et ne met pas le bras en danger. La déformation est stable. Une consultation reste utile dans les semaines qui suivent pour vérifier l’état des tendons de la coiffe des rotateurs, souvent impliqués dans ce type de rupture.
Est-ce que je vais perdre de la force dans le bras ?
La force de flexion du coude reste proche de la normale, car le muscle brachial assure l’essentiel de ce mouvement et le chef court du biceps reste attaché. Une diminution discrète peut être ressentie sur la supination, c’est-à-dire le geste de tourner la paume vers le haut, surtout en force maximale et en endurance.
Faut-il opérer une rupture du tendon du long biceps ?
Dans la majorité des cas, non. Une rupture isolée chez un patient de plus de 60 ans ne demande aucune chirurgie. Une intervention se discute chez un patient jeune et actif gêné par la déformation ou par des crampes, et lorsqu’une lésion de la coiffe des rotateurs justifie elle-même une réparation.
La déformation peut-elle disparaître avec le temps ou avec la musculation ?
Non. Le tendon rompu ne se réinsère pas spontanément et le muscle garde sa nouvelle position. Le renforcement musculaire améliore la force, mais ne modifie pas le relief du bras. Seule une ténodèse replace le muscle sous tension, ce qui atténue la déformation.
Puis-je continuer la musculation ou le sport ?
Oui, sans contre-indication liée à la rupture elle-même. Les charges sont reprises progressivement, en tenant compte de la douleur. Les exercices de tirage et de flexion du coude peuvent provoquer des crampes passagères chez certains patients. Après une ténodèse, les efforts sont protégés le temps de la consolidation sur l’os.
Pourquoi le tendon s’est-il rompu sans choc important ?
Parce qu’il était déjà fragilisé. L’usure du tendon dans sa gouttière, le frottement contre l’acromion et la souffrance d’une coiffe des rotateurs abîmée diminuent progressivement sa résistance. La rupture survient alors sur un geste ordinaire, qui n’est pas la cause mais l’occasion.
Quelle différence avec la rupture du biceps au niveau du coude ?
La rupture du tendon distal, au coude, entraîne une perte de force de supination nette et une décision chirurgicale rapide chez un patient actif. La rupture du long biceps, à l’épaule, est beaucoup mieux tolérée et relève le plus souvent de la surveillance. La localisation de la douleur initiale et le bilan d’imagerie permettent de les distinguer.
Combien de temps d’arrêt de travail faut-il prévoir ?
Aucun arrêt n’est nécessaire en l’absence de chirurgie, hors métier de force pendant la phase douloureuse. Après une intervention, la durée dépend du geste réalisé, du côté opéré et du métier exercé. Les référentiels indicatifs de l’Assurance Maladie fournissent une base, précisée en consultation.
L’échographie suffit-elle au diagnostic ?
L’échographie confirme l’absence du tendon dans sa gouttière et donne une première évaluation de la coiffe des rotateurs. Une IRM, ou un arthroscanner lorsque l’IRM n’est pas réalisable, est demandée dès qu’une réparation tendineuse est envisagée, pour analyser l’étendue des lésions et la qualité des muscles.
Le même accident peut-il se produire de l’autre côté ?
Oui, l’usure tendineuse touche fréquemment les deux épaules. Une douleur de la face avant de l’autre bras mérite donc un examen. La surveillance des tendons de la coiffe des deux côtés fait partie du suivi.
Références
- Pouliquen L, Berhouet J, Istvan M, Thomazeau H, Ropars M, Collin P. Popeye sign: frequency and functional impact. Orthop Traumatol Surg Res. 2018;104(6):817-822. PMID 29803774.
- Sturzenegger M, Béguin D, Grünig B, Jakob RP. Muscular strength after rupture of the long head of the biceps. Arch Orthop Trauma Surg. 1986;105(1):18-23. PMID 3707303.
- Zhu XM, Leroux T, Ben-David E, Dennis B, Gohal C, Kirsch JM, Khan M. A meta-analysis of level I evidence comparing tenotomy vs tenodesis in the management of long head of biceps pathology. J Shoulder Elbow Surg. 2021;30(5):961-968. PMID 33607334.
- Ahmed AF, Toubasi A, Mahmoud S, et al. Long head of biceps tenotomy versus tenodesis: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Shoulder Elbow. 2021;13(6):583-591. PMID 34804206.
- Shang X, Chen J, Chen S. A meta-analysis comparing tenotomy and tenodesis for treating rotator cuff tears combined with long head of the biceps tendon lesions. PLoS One. 2017;12(10):e0185788. PMID 29016616.
- Assurance Maladie. Arrêt de travail — tendinopathie de la coiffe des rotateurs : référentiel indicatif de durée. ameli.fr.
- Assurance Maladie. Épaule douloureuse chronique : symptômes, diagnostic et évolution. ameli.fr.
- Assurance Maladie. Traitement de l’épaule douloureuse chronique. ameli.fr.
- Surgical treatment for long head of the biceps tendinopathy: a network meta-analysis. J Shoulder Elbow Surg. 2020;29(6):1289-1295. PMID 32037231.
Où consulter un chirurgien de l’épaule pour une rupture du tendon du long biceps à Paris ?
- Paris 16e : Institut Main Épaule Jouvenet, Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris. Tél. 01 42 15 42 31.
- Essonne (91) : Centre Épaule Main Grand Paris Sud et SOS Main Quincy. Consultations au centre Galien 2, 22 rue des 2 communes, 91480 Quincy-sous-Sénart. Tél. 01 69 39 96 97. Interventions à l’Hôpital Privé Claude Galien.
Apportez vos échographies, IRM ou arthroscanners et, si possible, une photographie du bras prise au moment de l’apparition de la déformation. Le rendez-vous permet d’examiner l’épaule, de rechercher une lésion de la coiffe des rotateurs et de discuter l’attitude adaptée à votre âge et à votre activité.
Le Dr Kilinc est chirurgien de la main et de l’épaule à Paris 16e et à Quincy-sous-Sénart. Pour prendre rendez-vous en ligne ou poser une question avant la consultation, contactez le Dr Kilinc.
Voir aussi : toutes les pathologies de l’épaule.
Page rédigée par le Dr Alexandre Kilinc et publiée le 30 octobre 2026. Cette page a une vocation d'information et ne remplace pas une consultation médicale.




