Algoneurodystrophie (SDRC) de la main et de l’épaule
Syndrome douloureux régional complexe : symptômes, critères de Budapest, examens et prise en charge progressive.

L’algoneurodystrophie, ou syndrome douloureux régional complexe (SDRC), peut survenir après un traumatisme, une fracture ou une opération.
Elle associe une douleur disproportionnée à des changements sensitifs, vasomoteurs, d’œdème ou de mouvement.
Le diagnostic repose sur un ensemble de signes cliniques, les critères de Budapest, et sur l’exclusion d’une autre cause.
Une douleur postopératoire intense n’est pas automatiquement une algodystrophie.
Sommaire
Rédigé et relu par le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialisé en chirurgie de la main et de l’épaule, à Paris 16e et à Quincy-sous-Sénart — mis à jour le 29 septembre 2026.
En bref : le syndrome douloureux régional complexe, ou SDRC, peut survenir après un traumatisme, une fracture ou une opération. Il associe une douleur disproportionnée à des changements sensitifs, vasomoteurs, d’œdème ou de mouvement. Le diagnostic repose sur un ensemble de signes cliniques et sur l’exclusion d’une autre cause ; une douleur postopératoire intense n’est pas automatiquement une algodystrophie1.
- Diagnostic clinique : critères de Budapest, après avoir exclu une autre cause (infection, compression nerveuse, problème de consolidation).
- Aucun examen ne confirme seul un SDRC : radiographies, IRM ou scintigraphie servent surtout à rechercher une autre cause.
- Rééducation progressive et dosée : ni exposition brutale à la douleur, ni immobilisation prolongée inutile.
- Vitamine C : les données de prévention après fracture du poignet sont contradictoires.
- Évolution variable : une prise en charge précoce et coordonnée aide, sans garantir le résultat.
Quelle différence entre les types I et II ?
Type I
Retenu lorsqu’aucune lésion nerveuse précise n’explique le tableau. Le terme historique « algodystrophie » est souvent employé pour ce type.
Type II
Associé à une lésion nerveuse identifiable, mais partageant les mêmes catégories de manifestations régionales.
Cette distinction ne dispense pas de rechercher une complication locale traitable, telle qu’une infection, une compression nerveuse ou un problème de consolidation osseuse.
Le mécanisme mêle réponses inflammatoires, modifications de la perception de la douleur et perturbations du contrôle moteur et vasculaire. Il n’existe pas une cause unique démontrée pour tous les patients. Des facteurs psychologiques peuvent influer sur la souffrance et le parcours de soins sans signifier que la douleur serait imaginaire ou causée par une « personnalité anxieuse ».

Quels sont les facteurs de risque d’algoneurodystrophie ?
L’algoneurodystrophie peut survenir chez n’importe qui après un traumatisme ou une opération, mais certaines situations la rendent plus probable. Les fractures articulaires ou associées à une luxation, et certaines maladies rhumatismales, sont également associées à un risque plus élevé.8

Fracture, surtout du poignet
C’est la circonstance la plus fréquente : près de la moitié des cas surviennent après une fracture, en particulier du radius distal.5

Chirurgie de la main ou du membre
Une intervention, même courte (canal carpien, Dupuytren, épaule), peut déclencher un SDRC, qui reste une complication peu fréquente.

Plâtre trop serré, immobilisation
Un plâtre qui devient serré est associé à un risque plus élevé : il doit être signalé sans attendre.7

Douleur intense dès les premiers jours
Une douleur très forte la première semaine après une fracture du poignet est le signe prédictif le plus net.6

Femme de plus de 50 ans
Les femmes sont environ trois fois plus touchées, avec un pic de fréquence autour de 60 à 70 ans.5

Antécédent de SDRC
Un premier épisode augmente le risque de récidive après un nouveau traumatisme ou une nouvelle chirurgie, sur le même membre ou un autre.9
Un facteur de risque n’est pas une fatalité. La grande majorité des patients plâtrés ou opérés ne développent pas d’algoneurodystrophie. Le rôle du stress ou de l’anxiété dans l’apparition de la maladie reste discuté (voir ci-dessous). Ce qui aide : bouger dès le début les doigts non immobilisés, surélever la main, signaler rapidement un plâtre trop serré et consulter si la douleur augmente au lieu de diminuer.

Stress, anxiété et dépression : quel rôle dans l’algoneurodystrophie ?
C’est une question fréquente, et les études ne disent pas toutes la même chose. Il faut distinguer deux questions : le stress ou la dépression favorisent-ils l’apparition de la maladie, et influencent-ils la récupération ? Les réponses ne sont pas les mêmes.
| Question | Ce que montrent les études | En résumé |
|---|---|---|
| Le stress ou l’anxiété favorisent-ils l’apparition ? | Plusieurs études prospectives après fracture du poignet ne trouvent pas de lien.10, 11 D’autres, plus petites, associent une personnalité anxieuse ou une anxiété avant l’opération à un risque plus élevé.12, 13 Une revue systématique ne retient qu’un lien inconstant avec les événements de vie stressants.14 | Données contradictoires : lien non démontré |
| La dépression favorise-t-elle l’apparition ? | Aucun lien n’est retrouvé dans les études prospectives et la revue systématique.10, 14 | Non démontré |
| L’anxiété et la peur de bouger influencent-elles la récupération ? | Dans une étude prospective, l’anxiété, la peur de la douleur et l’incapacité mesurées au début prédisent davantage de douleur et de gêne à 12 mois.15 | Lien plus net : influence probable sur les suites |
Pourquoi ces résultats divergent-ils ?
Les études portent souvent sur de petits effectifs, mesurent l’anxiété à des moments différents et, pour les plus anciennes, utilisent des définitions du SDRC antérieures aux critères de Budapest. Surtout, il est difficile de distinguer la cause de la conséquence : une douleur intense et inexpliquée génère elle-même de l’anxiété, des troubles du sommeil et une humeur plus sombre.
Ce que cela change en pratique
La douleur de l’algoneurodystrophie est bien réelle : elle n’est pas « dans la tête » et ne traduit pas une fragilité psychologique. En revanche, le stress, le manque de sommeil et la peur de bouger la main peuvent freiner la récupération. En parler fait donc partie du traitement, au même titre que la rééducation graduée : explications claires, objectifs progressifs et, si besoin, soutien psychologique ou prise en charge par une équipe de la douleur.
Quels sont les critères de Budapest ?
La douleur continue et disproportionnée est le point de départ. Le clinicien recherche des symptômes rapportés par le patient dans au moins trois des quatre catégories et constate des signes objectifs dans au moins deux catégories. Aucun autre diagnostic ne doit mieux expliquer l’ensemble. Les catégories sont évaluées au moment de l’examen et dans l’histoire1.
| Catégorie | Ce que l’on recherche |
|---|---|
| Sensibilité | Douleur au simple contact, sensibilité exagérée au toucher ou au froid. |
| Couleur ou température | Différence de couleur de la peau ou de température avec l’autre côté. |
| Œdème ou transpiration | Gonflement, transpiration augmentée ou diminuée, asymétrique. |
| Mouvements ou trophicité | Raideur, faiblesse, difficulté à bouger ; modifications de la peau, des ongles ou des poils. |
Une main rouge et gonflée juste après une chirurgie peut correspondre à l’évolution normale, à une infection ou à un autre problème. Une douleur diffuse accompagnée d’une raideur doit être confrontée aux radiographies, à la cicatrisation, à la sensibilité et au délai depuis le traumatisme. Les critères évitent de poser trop vite une étiquette durable sur un tableau encore incertain.

Quels signes dans la main et l’épaule ?
Le patient peut décrire une douleur au simple contact d’un vêtement, une sensibilité au froid, des brûlures ou une difficulté à tolérer certains mouvements. L’examen peut constater une différence de température ou de couleur, un gonflement, une variation de transpiration et une limitation de mouvement. Tous les signes ne sont pas présents chez tout le monde, et ils peuvent fluctuer pendant la journée.
La comparaison avec la main opposée, les deux mains posées à plat côte à côte, rend souvent ces différences plus visibles : peau plus rosée, rouge ou violacée, doigts plus gonflés, plis de flexion moins marqués.

Une raideur, une faiblesse et une perte d’usage peuvent ensuite devenir des préoccupations majeures. Les anciennes descriptions de phases « chaude », « froide » puis « séquellaire » ne sont pas une trajectoire obligatoire : un membre peut présenter plusieurs signes simultanés, sans franchir trois étapes nettes dans un délai prévisible.
À l’épaule, une raideur douloureuse doit aussi être distinguée d’une capsulite rétractile, avec laquelle elle est parfois confondue. Au poignet, après une fracture, des fourmillements des doigts doivent faire rechercher une compression du nerf médian : le syndrome du canal carpien, expliqué sur canal-carpien.com.

Quels examens sont utiles ?
Il n’existe pas de prise de sang ou d’IRM qui confirme seule un SDRC. Les examens sont utilisés pour rechercher ou exclure une autre cause de douleur et pour évaluer une fracture, une infection ou une compression nerveuse. Une déminéralisation à la radiographie peut apparaître plus tard mais n’est ni nécessaire ni spécifique. Une scintigraphie ou une IRM peut être choisie pour une question particulière, sans remplacer les critères cliniques.
Le bilan tient aussi compte de l’évolution fonctionnelle : quels doigts bougent, quelle prise reste possible, le sommeil, les médicaments et la peur du mouvement. Une réévaluation diagnostique est importante si des signes nouveaux apparaissent. Nommer un SDRC ne doit pas conduire à cesser de chercher une cause mécanique ou infectieuse qui pourrait être traitée.
Chaque examen répond à une question précise ; aucun ne remplace l’examen clinique.
| Examen | Ce qu’il peut montrer | Intérêt et limites |
|---|---|---|
| Radiographies comparatives des deux mains | Déminéralisation mouchetée, autour des articulations, interlignes conservés. | Souvent normales au début ; signes tardifs et non spécifiques. Indispensables pour contrôler une fracture et sa consolidation. |
| Scintigraphie osseuse en trois temps | Hyperfixation diffuse de la main, renforcée autour des articulations au temps tardif. | Plus contributive dans les premiers mois ; normale, elle rend le diagnostic moins probable, positive, elle ne suffit pas à l’affirmer. |
| IRM | Œdème de la moelle osseuse et des tissus mous. | Peu sensible pour le SDRC ; surtout utile pour rechercher une autre cause (fracture passée inaperçue, nécrose osseuse, infection). |
| Prise de sang | Pas de marqueur de l’algoneurodystrophie. | Utile si l’on suspecte une infection ou un rhumatisme inflammatoire. |
Quels signes radiographiques évoquent une algodystrophie ?
La radiographie est souvent normale au début. Lorsqu’elle se modifie, c’est en général après plusieurs semaines, et les signes se lisent mieux sur des clichés comparatifs des deux mains réalisés avec la même technique.
- Déminéralisation régionale : les os de la main et du poignet paraissent plus « transparents » que du côté sain.
- Aspect moucheté ou « pommelé » : petites plages claires irrégulières, surtout dans les os du carpe et les extrémités des os (épiphyses).
- Prédominance juxta-articulaire et sous-chondrale : la déminéralisation se concentre autour des articulations (têtes des métacarpiens, bases des phalanges, carpe), juste sous le cartilage16.
- Corticales amincies : sur des clichés de haute résolution, résorption osseuse sous le périoste, dans l’épaisseur et à la face interne de la corticale16.
- Interlignes articulaires conservés : en principe pas de pincement articulaire, ce qui aide à distinguer une algodystrophie d’une arthrite infectieuse ou inflammatoire.
Ces signes ne sont pas spécifiques : une immobilisation prolongée, par exemple sous plâtre, peut donner une déminéralisation comparable. Dans une étude prospective après fracture du poignet, les radiographies comparatives ne repéraient qu’environ un tiers des SDRC (sensibilité de 36 %)17. Une radiographie normale n’exclut donc pas le diagnostic.

Que montre la scintigraphie osseuse ?
La scintigraphie osseuse en trois temps consiste à injecter un traceur qui se fixe sur l’os, puis à enregistrer des images précoces (circulation, tissus mous) et tardives (remodelage osseux). Dans la forme typique de la main, le temps tardif montre une hyperfixation diffuse de toute la main atteinte, renforcée autour des articulations : poignet, métacarpo-phalangiennes et interphalangiennes apparaissent plus actives que du côté sain18. Sur l’exemple ci-dessous, la main atteinte fixe environ 2,6 fois plus le traceur que la main opposée.
Son apport reste limité. Une méta-analyse lui reconnaît une meilleure sensibilité et une meilleure valeur prédictive négative que la radiographie et l’IRM19, mais une méta-analyse plus récente, qui prend les critères de Budapest comme référence, conclut qu’elle n’ajoute pas d’argument décisif au diagnostic clinique20. Elle est plus souvent positive dans la première année d’évolution. Une scintigraphie normale rend le diagnostic moins probable ; une scintigraphie positive ne suffit pas à l’affirmer.

Comment commencer la prise en charge ?
Le traitement est individualisé et coordonne antalgie, information et reprise graduelle de l’usage. La thérapie de la main peut travailler l’œdème, la désensibilisation, la mobilité active et des gestes fonctionnels progressifs. Une exposition trop brutale à une douleur insupportable risque d’éloigner le patient des soins ; une immobilisation prolongée sans nécessité mécanique entretient également la perte de fonction. L’objectif est d’augmenter les capacités de manière réalisable.
Une prise en charge de la douleur peut être utile lorsque les symptômes empêchent tout mouvement. Certains médicaments ciblent des composantes neuropathiques, avec un rapport bénéfice-effets indésirables à réévaluer. Une aide psychologique peut soutenir le sommeil et l’adaptation sans remettre en question la réalité biologique des symptômes. Les blocages sympathiques et d’autres procédures se discutent au cas par cas dans une équipe spécialisée, car leur bénéfice n’est pas garanti4.

La vitamine C prévient-elle le SDRC ?
Des études après fracture du poignet ont suggéré un bénéfice de la vitamine C, souvent à une dose de 500 mg par jour pendant cinquante jours. D’autres synthèses ont jugé les preuves insuffisantes ou contradictoires, avec des définitions de SDRC et des populations différentes. Les méta-analyses publiées en 2015 et 2017 n’aboutissent pas à la même conclusion23. Il n’est donc pas justifié de dire que 1 g par jour pendant cinquante jours est « le traitement préventif le mieux validé » pour toute chirurgie de la main.
Un chirurgien peut discuter une supplémentation dans un contexte précis, en tenant compte des risques, du coût et des préférences. La prévention comprend surtout un traitement correct de la fracture ou de la plaie, la limitation d’une immobilisation inutile, une information claire et une reprise des mouvements autorisés. Aucun geste ne permet de garantir qu’un SDRC ne surviendra pas.
Quels traitements ne doivent pas être présentés comme automatiques ?
La calcitonine, les bisphosphonates, les corticoïdes et les blocs sympathiques ont été étudiés dans des contextes différents, avec des preuves et des risques variables. Une ordonnance fixe de calcitonine sous-cutanée pendant quatre à huit semaines ne représente pas un standard universel. Les bisphosphonates ne sont pas simplement indiqués dès qu’une radio montre une déminéralisation en taches. Les décisions médicamenteuses relèvent d’une évaluation spécialisée individualisée.
L’expression « rééducation douce » ne veut pas dire éviter indéfiniment tout mouvement qui provoque une sensation désagréable. Le programme cherche une progression dosée, comprise par le patient et compatible avec la protection d’une éventuelle fracture ou réparation tendineuse. La réponse est régulièrement mesurée sur les activités réelles plutôt que sur la seule intensité de douleur du jour.
Combien de temps dure la récupération ?
L’évolution est variable et ne permet pas de promettre une guérison complète à douze ou dix-huit mois chez un pourcentage fixe de patients. Certaines personnes progressent rapidement, d’autres gardent des douleurs, une faiblesse ou une raideur qui nécessitent un accompagnement prolongé. Un diagnostic précoce et une prise en charge cohérente facilitent l’action, sans constituer une garantie de résultat.
Une chirurgie pour raideur résiduelle est une décision rare et délicate. Elle ne se décide pas simplement parce qu’une « phase froide » aurait commencé au troisième mois. Il faut vérifier si une rétraction articulaire ou tendineuse traitable est présente, considérer le risque de réactiver des symptômes et organiser la rééducation postopératoire. Le patient reste associé aux choix et aux objectifs concrets de fonction.

Comment fixer des objectifs de rééducation réalistes ?
Au début, reprendre une activité courte et tolérable, toucher différentes textures ou utiliser la main pour un geste simple peut représenter un progrès important. La durée et l’intensité augmentent ensuite selon la réponse sur plusieurs jours. Un programme qui provoque systématiquement une poussée majeure doit être ajusté ; un programme qui interdit indéfiniment toute utilisation de la main risque d’entretenir la perte de fonction.
Le suivi peut noter la mobilité des doigts, la tolérance au contact, le sommeil et les activités réalisées à domicile. Ces critères donnent une image plus utile qu’une unique note de douleur. L’information cohérente de l’équipe aide le patient à comprendre pourquoi la progression peut être lente et pourquoi un jour moins bon n’efface pas les progrès des semaines précédentes.
À domicile, des gestes simples peuvent compléter la rééducation lorsqu’ils restent tolérables : les bains écossais de la main et du poignet ou les exercices d’auto-rééducation du poignet, à adapter avec votre kinésithérapeute.

Quand orienter vers une équipe de la douleur ?
Lorsque la douleur et l’hypersensibilité empêchent la mobilisation malgré une prise en charge initiale adaptée, une équipe pluridisciplinaire peut aider à ajuster les médicaments, la rééducation et les stratégies d’adaptation4. Le chirurgien garde un rôle dans la recherche d’une cause mécanique, infectieuse ou neurologique qui expliquerait une aggravation. La coordination évite que chaque praticien donne des consignes incompatibles.
Une orientation spécialisée ne signifie pas que la lésion initiale était imaginaire ou que le patient doit simplement apprendre à vivre avec sa douleur. Elle ouvre des options pour récupérer des fonctions, améliorer le sommeil et traiter une douleur persistante. Le patient reste informé des bénéfices incertains et des effets indésirables possibles de chaque intervention.

Questions fréquentes sur l’algoneurodystrophie
Qu’est-ce que l’algoneurodystrophie ?
C’est l’ancien nom du syndrome douloureux régional complexe (SDRC) de type I : une douleur disproportionnée, associée à des changements de sensibilité, de couleur ou de température, d’œdème ou de mouvement, qui survient le plus souvent après un traumatisme, une fracture ou une opération.
Quels signes font suspecter un SDRC après fracture du poignet ?
Une douleur disproportionnée associée à plusieurs changements sensitifs, de couleur, d’œdème ou de mouvement nécessite un examen.
Une radio normale exclut-elle une algodystrophie ?
Non. Le diagnostic est clinique, selon les critères de Budapest et après exclusion d’autres causes.
La vitamine C empêche-t-elle toujours le SDRC ?
Non. Les données de prévention après fracture sont contradictoires, et ne se généralisent pas à toute chirurgie.
La rééducation doit-elle être complètement indolore ?
Elle doit rester tolérable et progressive ; la stratégie est adaptée à la réponse du patient.
Combien de temps dure une algoneurodystrophie ?
L’évolution est variable : certaines personnes progressent rapidement, d’autres gardent des douleurs ou une raideur qui nécessitent un accompagnement prolongé. On ne peut pas promettre une guérison à une date fixe.
Peut-on opérer une raideur liée au SDRC ?
Parfois dans une situation sélectionnée, après bilan spécialisé et plan de rééducation.
Sources et références
Références
- Świta M et al. Complex regional pain syndrome after distal radius fracture — case report and mini literature review. J Clin Med. 2024;13(4):1122. PMC10889771
- Evaniew N et al. Vitamin C to prevent complex regional pain syndrome in patients with distal radius fractures: a meta-analysis of randomized controlled trials. J Orthop Trauma. 2015;29(8):e235-41. PubMed 26197022
- Aïm F et al. Efficacy of vitamin C in preventing complex regional pain syndrome after wrist fracture: a systematic review and meta-analysis. Orthop Traumatol Surg Res. 2017;103(3):465-470. PubMed 28274883
- Haute Autorité de Santé. Parcours de santé d’une personne présentant une douleur chronique. 2023. has-sante.fr
- de Mos M, de Bruijn AG, Huygen FJ, et al. The incidence of complex regional pain syndrome: a population-based study. Pain. 2007;129(1-2):12-20. PubMed 17084977
- Moseley GL, Herbert RD, Parsons T, et al. Intense pain soon after wrist fracture strongly predicts who will develop complex regional pain syndrome: prospective cohort study. J Pain. 2014;15(1):16-23. PubMed 24268113
- Field J, Protheroe DL, Atkins RM. Algodystrophy after Colles fractures is associated with secondary tightness of casts. J Bone Joint Surg Br. 1994;76(6):901-905. PubMed 7983115
- Beerthuizen A, Stronks DL, Van’t Spijker A, et al. Demographic and medical parameters in the development of complex regional pain syndrome type 1 (CRPS1): prospective study on 596 patients with a fracture. Pain. 2012;153(6):1187-1192. PubMed 22386473
- Veldman PH, Goris RJ. Multiple reflex sympathetic dystrophy. Which patients are at risk for developing a recurrence of reflex sympathetic dystrophy in the same or another limb. Pain. 1996;64(3):463-466. PubMed 8783310
- Beerthuizen A, Stronks DL, Huygen FJ, et al. The association between psychological factors and the development of complex regional pain syndrome type 1 (CRPS1): a prospective multicenter study. Eur J Pain. 2011;15(9):971-975. PubMed 21459637
- Puchalski P, Zyluk A. Complex regional pain syndrome type 1 after fractures of the distal radius: a prospective study of the role of psychological factors. J Hand Surg Br. 2005;30(6):574-580. PubMed 16126313
- Dilek B, Yemez B, Kizil R, et al. Anxious personality is a risk factor for developing complex regional pain syndrome type I. Rheumatol Int. 2012;32(4):915-920. PubMed 21240501
- Harden RN, Bruehl S, Stanos S, et al. Prospective examination of pain-related and psychological predictors of CRPS-like phenomena following total knee arthroplasty: a preliminary study. Pain. 2003;106(3):393-400. PubMed 14659522
- Beerthuizen A, van ’t Spijker A, Huygen FJ, Klein J, de Wit R. Is there an association between psychological factors and the complex regional pain syndrome type 1 (CRPS1) in adults? A systematic review. Pain. 2009;145(1-2):52-59. PubMed 19573987
- Bean DJ, Johnson MH, Heiss-Dunlop W, Lee AC, Kydd RR. Do psychological factors influence recovery from complex regional pain syndrome type 1? A prospective study. Pain. 2015;156(11):2310-2318. PubMed 26133727
- Genant HK, Kozin F, Bekerman C, McCarty DJ, Sims J. The reflex sympathetic dystrophy syndrome. A comprehensive analysis using fine-detail radiography, photon absorptiometry, and bone and joint scintigraphy. Radiology. 1975;117(1):21-32. PubMed 51504
- Schürmann M, Zaspel J, Löhr P, et al. Imaging in early posttraumatic complex regional pain syndrome: a comparison of diagnostic methods. Clin J Pain. 2007;23(5):449-457. PubMed 17515744
- Holder LE, Mackinnon SE. Reflex sympathetic dystrophy in the hands: clinical and scintigraphic criteria. Radiology. 1984;152(2):517-522. PubMed 6739825
- Cappello ZJ, Kasdan ML, Louis DS. Meta-analysis of imaging techniques for the diagnosis of complex regional pain syndrome type I. J Hand Surg Am. 2012;37(2):288-296. PubMed 22177715
- Wertli MM, Brunner F, Steurer J, Held U. Usefulness of bone scintigraphy for the diagnosis of complex regional pain syndrome 1: a systematic review and Bayesian meta-analysis. PLoS One. 2017;12(3):e0173688. PubMed 28301606
Où consulter un chirurgien de la main pour une algoneurodystrophie à Paris ?
- Paris 16e : Institut Main Épaule Jouvenet, Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris. Tél. 01 42 15 42 31.
- Essonne (91) : Centre Épaule Main Grand Paris Sud et SOS Main Quincy. Consultations au centre Galien 2, 22 rue des Deux-Communes, 91480 Quincy-sous-Sénart. Tél. 01 69 39 96 97. Interventions à l’Hôpital Privé Claude Galien.
Pour prendre rendez-vous ou poser une question avant la consultation, contactez le Dr Kilinc.
