Butée de Latarjet : opération de l’épaule instable et luxations récidivantes

Par le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialiste de la main et de l'épaule. Institut Main Épaule Jouvenet (Clinique Jouvenet, Paris 16e) et Centre Épaule Main Grand Paris Sud / SOS Main Quincy (Hôpital Privé Claude Galien, Quincy-sous-Sénart). Mis à jour le 27 septembre 2026.

Butée de Latarjet pour épaule instable, Dr Alexandre Kilinc, chirurgien de l’épaule à Paris
La butée de Latarjet est une opération qui stabilise une épaule instable après des luxations à répétition. Le chirurgien transfère un fragment de l’apophyse coracoïde, avec les tendons qui s’y attachent, sur l’avant de la glène. L’épaule est alors retenue par un double effet : effet butée osseux et effet hamac musculaire. C’est donc la technique de référence en cas de perte osseuse, de sport à risque ou d’échec d’une réparation. Le taux de récidive est d’environ 3 % à 20 ans. Enfin, l’opération se fait sous anesthésie locorégionale, souvent en ambulatoire, avec une reprise progressive du sport à partir de 3 mois.

Sommaire

Chiffres et notions clés

1954
Année de description de la technique par le chirurgien lyonnais Michel Latarjet [1]

≈ 6 %
De récidive à 20 ans de recul après butée de Latarjet [4]

2,9 %
De reluxation dans une revue de 1 904 épaules opérées [5]

67 %
De récidive après simple réparation sous arthroscopie en cas de perte osseuse importante [2]

ISIS > 6
Score de risque au-delà duquel une butée est préférée à une réparation de Bankart [3]

2 effets
Effet butée osseux et effet hamac du tendon conjoint, qui retiennent la tête humérale

Ambulatoire
AG ou ALR/Sédation pour une prise en charge moins invasive

3 à 4 mois
Délai habituel de reprise des sports sans contact, plus long pour les sports de contact

Qu’est-ce que la butée de Latarjet ?

La butée de Latarjet, ou intervention de Latarjet, est une chirurgie de stabilisation de l’épaule décrite en 1954 par Michel Latarjet [1]. Elle traite l’instabilité antérieure de l’épaule : luxations récidivantes, subluxations ou appréhension qui empêchent de lever le bras ou de pratiquer un sport.

Le principe est simple : l’extrémité de l’apophyse coracoïde, un petit relief osseux situé à l’avant de l’omoplate, est détachée puis vissée sur le bord antérieur de la glène, la surface articulaire de l’omoplate. La coracoïde reste attachée au tendon conjoint (coraco-biceps et coraco-brachial), qui vient se placer devant l’articulation.

Ainsi, la glène, élargie vers l’avant, retient mieux la tête de l’humérus. On parle aussi de « butée coracoïdienne » ou de « Latarjet-Patte ». En France, où elle est née, elle est très largement pratiquée par les chirurgiens de l’épaule.

Illustration de la butée de Latarjet : coracoïde fixée par deux vis sur l’avant de la glène et tendon conjoint passant devant l’épaule

La coracoïde, vissée sur l’avant de la glène, et le tendon conjoint qui passe devant l’épaule.

Pourquoi une butée plutôt qu’une simple réparation ?

Après une luxation de l’épaule, deux types de lésions expliquent la récidive : l’arrachement du labrum (lésion de Bankart) et l’usure de l’os de la glène ou de la tête humérale (encoche de Hill-Sachs). La réparation de Bankart sous arthroscopie refixe le labrum, mais ne recrée pas l’os perdu. Lorsque la perte osseuse est importante, le taux de récidive après simple réparation atteint 67 %, contre 4 % sans perte osseuse [2]. En revanche, la butée compense cette perte osseuse et ajoute un effet musculaire dynamique : c’est ce qui explique sa grande fiabilité.

Qu’est-ce qu’une encoche de Malgaigne ?

L’encoche de Malgaigne, appelée lésion de Hill-Sachs par les Anglo-Saxons, est un enfoncement osseux de la partie postéro-supérieure de la tête de l’humérus. Elle se produit au moment de la luxation : la tête humérale, plus tendre, vient buter contre le rebord antérieur de la glène, plus dur, et s’y impacte. Ensuite, une fois l’épaule remise en place, cet enfoncement persiste : c’est une véritable fracture par impaction.

Plus l’encoche est grande, plus elle favorise de nouvelles luxations, surtout si elle s’associe à une usure du rebord de la glène ou à une lésion du labrum. Par ailleurs, une encoche large peut « s’accrocher » sur le bord de la glène lorsque le bras est levé et tourné vers l’extérieur. C’est l’une des lésions osseuses qui font préférer une butée de Latarjet à une simple réparation [2]. Elle entre aussi dans le calcul du score ISIS.

Radiographie d’une luxation antérieure de l’épaule : tête humérale sortie de la glène

Avant : luxation antérieure, la tête humérale est sortie de la glène.

Radiographie après réduction montrant une encoche de Malgaigne (Hill-Sachs) sur la tête humérale

Après réduction : encoche de Malgaigne (Hill-Sachs) visible sur la tête humérale.

Comment la butée stabilise l’épaule : effet butée et effet hamac

La butée de Latarjet agit par un triple mécanisme, souvent résumé par les chirurgiens de l’épaule sous le nom de « triple verrouillage ». C’est donc cette combinaison qui la rend efficace, même lorsque l’os de la glène est usé.

Effet butée de l’intervention de Latarjet : la coracoïde élargit la glène

Effet butée : la coracoïde vissée élargit la glène vers l’avant.

Effet hamac de l’intervention de Latarjet : le tendon conjoint retient la tête humérale

Effet hamac : le tendon conjoint retient la tête bras levé en rotation externe.

Mécanisme 1
Effet butée
Le fragment osseux prolonge la glène vers l’avant et augmente sa surface. Ainsi, la tête humérale ne peut plus glisser hors de l’articulation, même en cas de perte osseuse.

Mécanisme 2
Effet hamac
Le tendon conjoint passe devant la partie basse du sous-scapulaire. Bras levé et tourné vers l’extérieur, position de luxation, il se tend comme un hamac et retient la tête humérale.

Effet le plus important

Mécanisme 3
Effet capsulaire
La capsule est réparée, parfois renforcée par le ligament coraco-acromial resté attaché à la coracoïde. Cette suture complète donc la stabilité de l’épaule.

Pour qui ? Les indications de la butée de Latarjet

La butée de Latarjet s’adresse aux patients dont l’épaule reste instable après une ou plusieurs luxations. La décision repose sur l’examen clinique, les radiographies et le plus souvent un arthroscanner ou un scanner, qui mesure la perte osseuse de la glène et de la tête humérale.

Luxations récidivantes
Épaule qui s’est déboîtée plusieurs fois, ou subluxations et appréhension dans les gestes bras levé.

Perte osseuse
Usure du rebord antérieur de la glène ou encoche de Hill-Sachs sur la tête humérale, visibles au scanner.

Sport à risque
Sports de contact (rugby, judo, handball), sports de lancer ou de compétition, en particulier chez le sujet jeune.

Échec d’une réparation
Récidive après une réparation de Bankart sous arthroscopie : la butée est alors la solution de reprise habituelle.

Le score ISIS : évaluer le risque de récidive

Le score ISIS (Instability Severity Index Score), proposé par Balg et Boileau, additionne six facteurs de risque. Au-delà de 6 points sur 10, le risque de récidive après une simple réparation sous arthroscopie atteint 70 %, et une butée est alors recommandée [3]. Cochez les facteurs qui vous concernent pour calculer votre score.

Facteur de risque Points Mon score
Âge au moment de l’opération : 20 ans ou moins 2
Sport de compétition 2
Sport de contact ou avec armé du bras (lancer, raquette, volley) 1
Hyperlaxité de l’épaule 1
Encoche de Hill-Sachs visible sur la radiographie de face en rotation externe 2
Perte du contour de la glène sur la radiographie de face 2
Votre score ISIS 0 / 10
Bankart > Butée
Risque de récidive faible après une réparation sous arthroscopie.

Repères : 0 à 3 points, réparation de Bankart ; 4 à 6 points, choix à discuter ; plus de 6 points, butée conseillée [3].
Ce calcul est indicatif et ne remplace pas l’examen et l’imagerie en consultation.

Quand la butée n’est pas la bonne réponse
Une hyperlaxité sans traumatisme (instabilité multidirectionnelle) relève d’abord de la rééducation. De même, une instabilité postérieure nécessite une autre technique. Chez le patient plus âgé, une luxation s’accompagne souvent d’une rupture de la coiffe des rotateurs, qu’il faut traiter en priorité. Après une première luxation de l’épaule, la rééducation reste le plus souvent le premier traitement.

Butée de Latarjet ou réparation de Bankart : quelles différences ?

Deux grandes techniques permettent de stabiliser une épaule instable. Le choix dépend notamment de la perte osseuse, du sport pratiqué, de l’âge et du score ISIS. Il se discute en consultation avec votre chirurgien de l’épaule.

Réparation de Bankart Butée de Latarjet
Principe Refixation du labrum et retension de la capsule par des ancres Transfert de la coracoïde et du tendon conjoint sur l’avant de la glène
Technique Arthroscopie Voie ouverte mini-invasive le plus souvent, arthroscopie possible
Indication idéale Peu ou pas de perte osseuse, score ISIS bas, sport sans contact Perte osseuse, score ISIS supérieur à 6, sport de contact ou de compétition, échec d’une réparation
Risque de récidive 8 à 15 % sans perte osseuse, élevé en cas de perte osseuse importante [2] Faible, environ 3 à 6 % à 20 ans [4]
Points à connaître Anatomie préservée, reprise facilitée en cas d’échec Os fixé par deux vis, légère perte de rotation externe possible, surveillance de l’arthrose à long terme

En cas de lésion de Hill-Sachs importante associée à une glène peu usée, une technique complémentaire appelée remplissage peut être associée à la réparation de Bankart sous arthroscopie.

L’intervention

Comment se déroule l’opération de la butée de Latarjet ?

L’intervention dure en général entre une heure et une heure et demie. Elle se déroule le plus souvent en chirurgie ambulatoire ou avec une nuit d’hospitalisation, selon la douleur, l’organisation à domicile et l’état de santé. Voici donc les grandes étapes, telles que je les explique en consultation.

1Anesthésie
Une anesthésie locorégionale (bloc du plexus brachial à la base du cou) endort tout le bras et soulage la douleur pendant les premières heures. On l’associe souvent à une anesthésie générale légère. Ensuite, l’équipe vous installe en position demi-assise.
2Voie d’abord
Le chirurgien réalise d’abord une incision de quelques centimètres à l’avant de l’épaule, dans le sillon entre le deltoïde et le grand pectoral (voie delto-pectorale). Ainsi, aucun muscle n’est sectionné pour y accéder.
3Prélèvement de la coracoïde
L’extrémité de l’apophyse coracoïde (2 à 2,5 cm environ) est coupée à sa base, en conservant attaché le tendon conjoint. C’est ce tendon qui assurera l’effet hamac.
4Passage à travers le sous-scapulaire
Le muscle sous-scapulaire n’est pas coupé : ses fibres sont écartées horizontalement pour accéder à l’articulation. Cette dissociation préserve ainsi la force en rotation interne.
5Fixation de la butée
Le fragment osseux est couché contre le bord antéro-inférieur de la glène, au ras du cartilage, et fixé par deux vis. Pour ma part, j’utilise des vis en titane à compression, spécifiquement conçues pour la butée de Latarjet. Par ailleurs, une butée trop débordante expose à l’arthrose, une butée trop haute ou trop en retrait à la récidive.
6Fermeture et écharpe
Enfin, le chirurgien referme la capsule et suture la peau par un surjet discret. Le bras repose alors dans une écharpe de confort et la rééducation douce commence rapidement.
Étapes de la butée de Latarjet : perte osseuse de la glène, ostéotomie de la coracoïde et fixation du greffon par deux vis au ras du cartilage

Les étapes de la butée : perte osseuse du rebord antérieur de la glène et coupe de la coracoïde (en haut), puis greffon fixé par deux vis sur l’avant de la glène, au ras du cartilage (en bas, vue de face et en coupe).

Cicatrice de butée de Latarjet à l’avant de l’épaule, mesurée avec une réglette

Cicatrice delto-pectorale après butée de Latarjet : quelques centimètres, dans un pli naturel de l’épaule.

Une cicatrice courte et discrète

La cicatrice se situe à l’avant de l’épaule, dans un pli naturel, et mesure en général quelques centimètres. Elle est rouge les premières semaines puis blanchit progressivement en 6 à 12 mois. Une protection solaire est donc conseillée la première année.

Voie ouverte ou arthroscopie ?

La butée de Latarjet peut aussi être réalisée sous arthroscopie, technique décrite par le Dr Laurent Lafosse à Annecy [6]. Elle est cependant plus exigeante techniquement. La voie ouverte mini-invasive reste la technique la plus répandue et donne des résultats solides et reproductibles. Le choix se discute en consultation selon votre anatomie et votre projet sportif.

Le contrôle radiographique

Après l’opération puis au cours du suivi, des radiographies vérifient la position de la butée, la tenue des vis et la consolidation de la coracoïde sur la glène, habituellement acquise en 6 à 12 semaines. Par ailleurs, l’incidence de Bernageau montre le profil de la glène et permet de vérifier que la butée affleure la surface articulaire.

Radiographie de face d’une épaule opérée par butée de Latarjet fixée par deux vis

Radiographie de face : butée coracoïdienne fixée par deux vis sur le bord antérieur de la glène.

Radiographie en incidence de Bernageau montrant la butée de Latarjet au ras de la glène

Incidence de Bernageau : la butée prolonge la glène vers l’avant, au ras du cartilage.

Résultats et risques

Quels résultats attendre, quelles complications ?

La butée de Latarjet est l’une des techniques de stabilisation les plus fiables à long terme. Dans une série suivie en moyenne 20 ans, le taux de récidive était de 5,9 % et le score fonctionnel de Rowe passait de 37,9 à 89,6 sur 100 [4]. De plus, une grande revue de la littérature portant sur 1 904 épaules retrouvait 2,9 % de reluxations et 5,8 % de subluxations [5].

5,9 %
Récidive après 20 ans de recul en moyenne [4]

38 → 90
Score de Rowe avant et après l’opération, sur 100 [4]

2,9 %
Reluxation dans une revue de 1 904 épaules [5]

≈ 7 %
Nouvelle intervention, toutes causes confondues [5]

Les complications possibles

La plupart des patients retrouvent une épaule stable et la confiance dans leurs gestes, y compris sportifs. Comme toute chirurgie, la butée comporte cependant des risques. Dans la revue de Griesser, des complications, le plus souvent mineures, étaient rapportées dans environ 30 % des cas [5]. Les voici, de la plus fréquente à la plus rare.

Perte de rotation externe
Légère diminution de la rotation du bras vers l’extérieur, en général modérée et peu gênante au quotidien. Elle peut toutefois gêner certains lanceurs.

Récidive ou appréhension
Rare après butée. Une appréhension résiduelle sans luxation est un peu plus fréquente et s’améliore souvent avec la rééducation.

Butée ou vis
Absence de consolidation, résorption partielle de la butée ou vis gênante. Une ablation des vis est donc parfois nécessaire.

Arthrose à long terme
Une arthrose, souvent modérée, peut apparaître avec les années : environ 20 % des épaules saines avant l’opération dans une série à 20 ans. Une butée bien positionnée, au ras du cartilage, limite cependant ce risque [4].

Lésion nerveuse
Rare, surtout le nerf musculo-cutané ou le nerf axillaire, le plus souvent transitoire.

Infection et hématome
Rares, prévenus par une antibioprophylaxie et une technique rigoureuse. En revanche, toute fièvre ou tout écoulement doit faire consulter.

Ce qui limite les risques
Une indication bien posée, une butée positionnée au ras de la glène, une fixation solide et une rééducation progressive. C’est aussi une chirurgie qui demande de l’expérience : elle relève d’un chirurgien spécialisé de l’épaule.

Après l’opération

Suites opératoires et reprise des activités

Les suites de la butée de Latarjet sont en général simples. La douleur est bien contrôlée par l’anesthésie locorégionale puis par des antalgiques simples et la glace. Toutefois, les délais ci-dessous sont indicatifs : ils sont adaptés à chaque patient, à son métier et à son sport.

Écharpe
Écharpe de confort pendant 2 à 3 semaines environ. Vous pouvez cependant la retirer pour la toilette et les exercices.

Rééducation
Mobilisation douce dès les premiers jours, puis kinésithérapie pour récupérer les amplitudes. Renforcement musculaire après consolidation, vers 6 semaines.

Douleur et glace
Glace plusieurs fois par jour la première semaine. Par ailleurs, je vous prescris des antalgiques pour la sortie.

Conduite
Reprise en général vers 4 à 6 semaines, lorsque l’épaule est indolore et que vous maîtrisez les gestes de sécurité.

Travail
Environ 3 à 4 semaines pour un travail de bureau, 2 à 3 mois pour un travail manuel ou de force.

Sport
Course et vélo vers 6 semaines, sports sans contact vers 3 mois, sports de contact et de lancer vers 4 à 6 mois, après contrôle radiographique.

Les signes qui doivent faire appeler
Fièvre, rougeur ou écoulement de la cicatrice, douleur qui augmente au lieu de diminuer, fourmillements ou perte de force inhabituels dans le bras. En cas de doute, contactez le secrétariat ou l’équipe soignante.

Ma pratique de la butée de Latarjet

Chirurgien orthopédiste spécialisé en chirurgie de l’épaule et de la main, j’ai été formé à la chirurgie de l’instabilité de l’épaule auprès du Dr Laurent Lafosse, à l’ALPS Shoulder Institute d’Annecy, l’un des pionniers de la butée de Latarjet. J’opère les épaules instables à l’Institut Main Épaule Jouvenet (Clinique Jouvenet, Paris 16e), centre dédié à la chirurgie de la main et de l’épaule, et à l’Hôpital Privé Claude Galien (Quincy-sous-Sénart).

Avant de proposer une butée, j’évalue d’abord avec vous :

  • le nombre et les circonstances des luxations ou subluxations ;
  • votre sport, votre niveau et votre calendrier (saison, compétition) ;
  • la laxité de l’épaule et l’état de la coiffe des rotateurs ;
  • la perte osseuse de la glène et de la tête humérale, mesurée au scanner ou à l’arthroscanner ;
  • le score ISIS et vos attentes.

La chirurgie complexe de l’épaule, butée, réparation de la coiffe des rotateurs ou prothèse d’épaule, est réalisée sous anesthésie locorégionale, le plus souvent en ambulatoire. Pour comprendre la maladie qui mène à cette opération, consultez la page consacrée à la luxation de l’épaule.

Où se faire opérer d’une butée de Latarjet à Paris ?

Consultation de chirurgie de l’épaule avec le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien de l’épaule à Paris et en Essonne :

  • Paris 16e : Institut Épaule Jouvenet, Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris. Tél. 01 42 15 42 31.
  • Essonne (91) : Centre Épaule Main Grand Paris Sud et SOS Main Quincy. Consultations au centre Galien 2, 22 rue des Deux-Communes, 91480 Quincy-sous-Sénart. Tél. 01 69 39 96 97. Interventions à l’Hôpital Privé Claude Galien.

Je fais partie des onze chirurgiens de l’Institut Épaule Jouvenet, classé 1er à Paris en chirurgie de l’épaule par le palmarès du Point (2021). L’ensemble de ma prise en charge est présenté sur la page chirurgien de l’épaule à Paris.

Le Dr Kilinc est chirurgien de la main et de l’épaule à Paris 16e et à Quincy-sous-Sénart. Pour prendre rendez-vous en ligne ou poser une question avant la consultation, contactez le Dr Kilinc. Apportez vos radiographies, scanner ou IRM et les comptes rendus d’une éventuelle chirurgie antérieure.

Questions fréquentes sur la butée de Latarjet

La butée de Latarjet est-elle une opération douloureuse ?

La douleur est bien contrôlée. L’anesthésie locorégionale endort le bras pendant plusieurs heures après l’intervention, puis des antalgiques simples et la glace suffisent le plus souvent. Ensuite, la douleur diminue nettement après la première semaine.

Combien de temps dure l’hospitalisation ?

L’intervention dure en général une heure à une heure et demie. Elle se fait souvent en ambulatoire, avec une sortie le jour même, ou avec une nuit d’hospitalisation selon la douleur et l’organisation à domicile.

Quand reprendre le travail et la conduite après une butée de Latarjet ?

Le travail de bureau reprend en général après 3 à 4 semaines, un travail manuel après 2 à 3 mois. Par ailleurs, la conduite est possible vers 4 à 6 semaines, lorsque l’épaule est indolore et que les gestes de sécurité sont maîtrisés.

Quand peut-on reprendre le sport après une butée de Latarjet ?

La course et le vélo reprennent vers 6 semaines, les sports sans contact vers 3 mois, les sports de contact et de lancer vers 4 à 6 mois, après vérification de la consolidation de la butée sur la radiographie.

Faut-il retirer les vis de la butée ?

Non, pas de façon systématique. En effet, les vis restent en place. Elles ne sont retirées que si elles deviennent gênantes ou douloureuses, ce qui concerne une minorité de patients.

La butée de Latarjet est-elle définitive ? Quel est le risque de récidive ?

C’est une stabilisation durable. Dans une série suivie 20 ans, le taux de récidive était d’environ 6 %. Cependant, une arthrose modérée peut apparaître à long terme, d’où l’importance d’une butée bien positionnée et d’un suivi.

Quelle différence entre butée de Latarjet et opération de Bankart ?

La réparation de Bankart refixe le labrum sous arthroscopie. La butée de Latarjet transfère un fragment de coracoïde sur la glène et ajoute un effet hamac musculaire. La butée est donc préférée en cas de perte osseuse, de sport de contact, de score ISIS supérieur à 6 ou d’échec d’une réparation.

Où consulter un chirurgien de l’épaule à Paris pour une épaule instable ?

Le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialisé en chirurgie de l’épaule, consulte à l’Institut Main Épaule Jouvenet (Clinique Jouvenet, Paris 16e, 01 42 15 42 31) et au Centre Épaule Main Grand Paris Sud à Quincy-sous-Sénart (01 69 39 96 97).

Schéma de la butée de Latarjet : coracoïde vissée sur la glène et tendon conjoint

Schéma récapitulatif de la butée de Latarjet : la coracoïde fixée par deux vis sur la glène (à gauche) et le tendon conjoint passant à travers le sous-scapulaire (à droite).

Références

  1. Latarjet M. À propos du traitement des luxations récidivantes de l’épaule. Lyon Chir, 1954;49:994-997.
  2. Burkhart SS, De Beer JF. Traumatic glenohumeral bone defects and their relationship to failure of arthroscopic Bankart repairs: significance of the inverted-pear glenoid and the humeral engaging Hill-Sachs lesion. Arthroscopy, 2000;16(7):677-694. PMID 11027751.
  3. Balg F, Boileau P. The instability severity index score. A simple pre-operative score to select patients for arthroscopic or open shoulder stabilisation. J Bone Joint Surg Br, 2007;89(11):1470-1477. PMID 17998184.
  4. Mizuno N, Denard PJ, Raiss P, Melis B, Walch G. Long-term results of the Latarjet procedure for anterior instability of the shoulder. J Shoulder Elbow Surg, 2014;23(11):1691-1699. PMID 24835298.
  5. Griesser MJ, Harris JD, McCoy BW, et al. Complications and re-operations after Bristow-Latarjet shoulder stabilization: a systematic review. J Shoulder Elbow Surg, 2013;22(2):286-292. PMID 23352473.
  6. Lafosse L, Lejeune E, Bouchard A, et al. The arthroscopic Latarjet procedure for the treatment of anterior shoulder instability. Arthroscopy, 2007;23(11):1242.e1-5. PMID 17986415.