Traumatologie du sport · Paris 16e et Quincy
Pathologies du sport à Paris : épaule, coude et main
Luxation de l’épaule, lésion SLAP, tennis elbow, rupture du biceps, entorse du pouce ou fracture du scaphoïde : les blessures du sport au membre supérieur demandent un diagnostic précis pour reprendre dans de bonnes conditions.
Le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien de l’épaule, du coude et de la main, prend en charge les sportifs amateurs et compétiteurs à Paris 16e et à Quincy-sous-Sénart, en privilégiant l’arthroscopie et les techniques mini-invasives.
Entorse grave du pouce
Entorse grave, effet Stener
Épicondylite
Tennis Elbow
Épitrochléite
Golfer’s elbow
Lésion SLAP
Bourrelet supérieur et biceps

Entorse AC
Entorse et Disjonction de l'acromio-claviculaire
Luxation de l’épaule
Instabilité chronique de l’épaule

Hygroma
Bursite olécrânienne

Rupture biceps distal
Rupture biceps coude

Raideur du coude
Arthrolyse arthroscopique
Les blessures du sport au membre supérieur touchent surtout l’épaule (luxation, lésion SLAP, disjonction acromio-claviculaire, rupture de la coiffe), le coude (tennis elbow, golfer’s elbow, rupture du biceps) et la main (entorse grave du pouce, fracture du scaphoïde, doigt en maillet). Beaucoup guérissent avec un traitement fonctionnel et une rééducation ; certaines lésions imposent une chirurgie rapide pour préserver la fonction et permettre le retour au sport. À Paris 16e et à Quincy-sous-Sénart, ces interventions sont réalisées le plus souvent en ambulatoire, sous arthroscopie lorsque c’est possible.
Rédigé et relu par le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialisé en chirurgie de l’épaule, du coude et de la main, à Paris 16e et à Quincy-sous-Sénart — mis à jour le 29 septembre 2026.
L’essentiel
- Une épaule qui s’est luxée chez un sportif jeune récidive souvent : un avis chirurgical est utile dès le premier épisode.
- Une entorse du pouce avec instabilité (chute à ski, sport de ballon) peut nécessiter une réparation rapide.
- Une douleur du poignet après une chute doit faire rechercher une fracture du scaphoïde, même si la radiographie initiale est normale.
- Une douleur brutale au pli du coude en soulevant une charge évoque une rupture du biceps distal, à opérer dans les premières semaines.
- Le retour au sport se prépare : il dépend de la cicatrisation, de la récupération de la force et de critères fonctionnels, pas seulement du délai.
Quelles blessures du sport peuvent nécessiter une chirurgie ?
Sports de lancer, de raquette, de combat, de glisse ou de ballon : chaque discipline expose à des lésions typiques. Voici les principales pathologies du sport prises en charge au niveau de l’épaule, du coude et de la main.
| Pathologie | Circonstances et signes | Traitement |
|---|---|---|
| Luxation et instabilité de l’épaule | Chute, placage, armé du bras ; épaule qui se déboîte | Rééducation ou stabilisation : réparation arthroscopique ou butée de Latarjet [4] |
| Lésion SLAP (bourrelet supérieur, biceps) | Sports de lancer, douleur profonde de l’épaule | Rééducation, arthroscopie en cas d’échec |
| Disjonction acromio-claviculaire | Chute sur le moignon de l’épaule (vélo, rugby, judo) | Le plus souvent fonctionnel ; chirurgie pour les formes très déplacées |
| Rupture traumatique de la coiffe | Chute ou effort violent, perte de force pour lever le bras | Réparation arthroscopique, idéalement précoce |
| Épicondylite et épitrochléite | Tennis, padel, golf, musculation ; douleur du coude à la préhension | Adaptation de la charge et rééducation ; chirurgie exceptionnelle [1] |
| Rupture du biceps distal | Effort en flexion contrariée, douleur brutale au pli du coude | Réinsertion chirurgicale dans les premières semaines [2] |
| Entorse grave du pouce | Chute au ski avec le bâton, ballon ; pouce instable | Attelle, ou réparation chirurgicale si rupture complète (effet Stener) |
| Fracture du scaphoïde | Chute sur la main en extension, douleur à la base du pouce | Plâtre ou vissage selon le déplacement [3] |
| Doigt en maillet | Ballon sur le bout du doigt, dernière phalange qui tombe | Attelle en extension le plus souvent ; chirurgie dans certains cas |
Quand consulter après une blessure sportive ?
- une douleur qui persiste au-delà de 2 à 3 semaines après un traumatisme ;
- une perte de force, une instabilité ou une sensation de déboîtement ;
- un gonflement ou une ecchymose importante, ou une déformation ;
- une douleur qui empêche la reprise de l’entraînement malgré le repos relatif ;
- des douleurs de surmenage récidivantes (coude, poignet, épaule) liées au geste sportif.
Consultez en urgence en cas d’épaule luxée non réduite, de déformation d’un membre, d’entorse du pouce avec une bosse à sa base ou un pouce instable, de douleur brutale au pli du coude, ou de doigt coupé ou écrasé. En Île-de-France, les centres SOS Main prennent en charge les urgences de la main.
Comment se fait le diagnostic d’une blessure sportive ?
L’examen clinique précise le mécanisme de la blessure, le sport pratiqué, le niveau et les objectifs du patient, puis recherche une instabilité, une perte de force ou un point douloureux précis. Les radiographies sont le premier examen après un traumatisme. L’échographie analyse tendons et ligaments ; l’IRM ou l’arthro-IRM explorent le bourrelet et la coiffe ; le scanner précise une fracture ou une perte osseuse, par exemple avant une butée de Latarjet ou en cas de doute sur une fracture du scaphoïde.
Traitement et retour au sport
Traitement fonctionnel d’abord, chirurgie ciblée
Beaucoup de lésions du sportif guérissent avec une immobilisation courte, une adaptation de l’entraînement et une rééducation. La chirurgie est réservée aux lésions qui ne cicatriseront pas seules ou qui exposent à une récidive : instabilité de l’épaule, rupture tendineuse, entorse du pouce avec effet Stener, fracture déplacée.
Des techniques peu invasives
L’arthroscopie permet de stabiliser l’épaule, de réparer la coiffe ou de traiter une lésion SLAP par de petites incisions. La butée de Latarjet est fixée par des vis en titane à compression spécifiquement conçues pour cette intervention, réalisée en ambulatoire.
Préparer le retour au sport
La reprise est progressive : récupération des amplitudes, puis de la force, puis des gestes spécifiques du sport. Elle repose sur des critères cliniques et fonctionnels plutôt que sur un délai fixe. Après une stabilisation de l’épaule, la grande majorité des sportifs reprennent leur activité, généralement après plusieurs mois de rééducation [4].
Où consulter pour une pathologie du sport à Paris et en Essonne ?
Je reçois les sportifs, amateurs comme compétiteurs, sur deux sites :
- Paris 16e : Institut Main Épaule Jouvenet, Clinique Jouvenet, 6 square Jouvenet, 75016 Paris — tél. 01 42 15 42 31
- Quincy-sous-Sénart (91) : Centre Épaule Main Grand Paris Sud, centre Galien 2, 22 rue des 2 communes, 91480 Quincy-sous-Sénart — tél. 01 69 39 96 97
Pour en savoir plus par articulation : chirurgie de l’épaule, chirurgie du coude et chirurgie de la main. Pour prendre rendez-vous : page contact.
Questions fréquentes sur les pathologies du sport
Où consulter un chirurgien du sport pour l’épaule, le coude ou la main à Paris ?
Le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste du membre supérieur, prend en charge les blessures du sport de l’épaule, du coude et de la main à l’Institut Main Épaule Jouvenet (Paris 16e) et à Quincy-sous-Sénart (Essonne). Les interventions ont lieu à la Clinique Jouvenet et à l’Hôpital Privé Claude Galien.
Faut-il opérer après une première luxation de l’épaule ?
Pas systématiquement. Chez un sportif jeune pratiquant un sport de contact ou de lancer, le risque de récidive est élevé et une stabilisation peut être proposée dès le premier épisode. Chez les autres patients, une rééducation est d’abord proposée, et la chirurgie est discutée en cas de récidive.
Quand reprendre le sport après une chirurgie de l’épaule ?
Cela dépend de l’intervention : quelques semaines après une arthroscopie simple, plusieurs mois après une stabilisation ou une réparation de la coiffe. La reprise se fait progressivement, sur des critères de mobilité, de force et de confiance dans le geste sportif.
Une entorse du pouce au ski doit-elle être opérée ?
Une entorse bénigne se traite par une attelle. En cas de rupture complète du ligament, en particulier lorsque le ligament est retourné et bloqué hors de sa place (effet Stener), une réparation chirurgicale est nécessaire, idéalement dans les premières semaines. Une échographie aide au diagnostic.
Une douleur du poignet après une chute peut-elle cacher une fracture ?
Oui, en particulier une fracture du scaphoïde, parfois invisible sur les premières radiographies. En cas de douleur persistante à la base du pouce, une immobilisation et un scanner ou une IRM sont souvent nécessaires pour ne pas méconnaître la fracture.
Le tennis elbow oblige-t-il à arrêter le tennis ?
Pas forcément. Il faut réduire temporairement la charge, adapter la technique et le matériel, et suivre une rééducation progressive. L’arrêt complet est rarement nécessaire, et la chirurgie est exceptionnelle.
Faut-il une IRM après une blessure de l’épaule ?
Pas toujours. L’examen clinique et les radiographies orientent d’abord le diagnostic. Une IRM ou une arthro-IRM est demandée lorsqu’une lésion de la coiffe ou du bourrelet est suspectée, ou avant une éventuelle chirurgie.
Sources scientifiques
- Coombes BK, Bisset L, Vicenzino B. Management of lateral elbow tendinopathy: one size does not fit all. J Orthop Sports Phys Ther. 2015;45(11):938-949. PubMed 26381484
- Chavan PR, Duquin TR, Bisson LJ. Repair of the ruptured distal biceps tendon: a systematic review. Am J Sports Med. 2008;36(8):1618-1624. PubMed 18658024
- Dias JJ, Brealey SD, Fairhurst C, et al. Surgery versus cast immobilisation for adults with a bicortical fracture of the scaphoid waist (SWIFFT): a pragmatic, multicentre, open-label, randomised superiority trial. Lancet. 2020;396(10248):390-401. PubMed 32771106
- Hurley ET, Montgomery C, Jamal MS, et al. Return to play after the Latarjet procedure for anterior shoulder instability: a systematic review. Am J Sports Med. 2019;47(12):3002-3008. PubMed 31038983
Cette page est une information générale et ne remplace pas une consultation médicale.




