Conseils post-op après votre opération du canal carpien

conseils à appliquer après l'intervention du canal carpien

L’intervention du syndrome du canal carpien est pratiquée en ambulatoire, sous anesthésie loco régionale et le plus souvent par vidéochirurgie c’est-à-dire grâce à une caméra placée au niveau du poignet. La cicatrice mesure 5 à 6 mm, la camera équipée d’un dispositif spécifique  libère le nerf médian au  poignet.

L’intervention en elle-même ne dire que 10 minutes, auquel il faut rajouter le temps de prise en charge en ambulatoire, brancardage, de réalisation de l’anesthésie locale et de surveillance post-opératoire.

Après l’intervention chirurgicale, le patient peut retourner à son domicile, il doit être accompagné.

L’anesthésie durera 2 à 3 heures. Dès que l’anesthésie disparaît, il faudra mobiliser les doigts. Intervention du syndrome canal carpien et peu douloureuse. Les antalgiques simples comme le paracétamol suffisent le plus souvent.

  • Il est demandé au patient de :
  • Mobiliser les doigts précocement afin d’éviter leur enraidissement et gonflement.
  • Éviter de porter des choses lourdes 15 jours
  • Éviter de mouiller le pansement lors de la douche, utiliser un sac plastique et des film alimentaire étirable pour le rendre étanche.
  • Il est possible de conduire vers le 15ème jour
  • Vers le 15e jour, il faudra masser à la fois la cicatrice et le talon de la main.
Un gêne peut apparaitre au niveau du talon de la main. Cette gêne est variable, parfois quasi inexistante, parfois invalidante mais rarement douloureuse. Cela s’appelle le Pilar syndrome.
 
Après traitement du syndrome du canal carpien par chirurgie, les réveils nocturnes disparaissent très rapidement, quasiment la première nuit après l’intervention. Les sensations désagréables pulpaire et fourmillements sont parfois plus longs à s’améliorer, 2 à 4 mois. La gêne au niveau du talon de la main disparaît également en 2 à 4 mois.

 

Qu'est-ce que le syndrome du canal carpien

Le syndrome du canal carpien correspond à la compression du nerf médian au niveau du poignet. C’est une pathologie extrêmement fréquentes, en particulier chez la femme entre 40 et 55 ans.
Le plus souvent il n’y a pas de cause retrouvée et on parle de forme idiopathique. Parfois on retrouve un diabète, un prénom thyroïdien, une grossesse, un traumatisme…

Et patiente se plaint de picotements et de fourmillements, de réveil nocturne, de perte de sensibilité, de manque de force, de maladresse.

La symptomatologie intéresse essentiellement les trois premiers doigts c’est-à-dire le pouce, l’index, le majeur et parfois la moitié de l’annulaire.

Le diagnostic clinique est confirmé par un électromyogramme. Cet électromyogramme réalisé par un neurologue permettra d’effectuer le diagnostic et également d’apprécier la gravité. L’électromyogramme oriente également la prise en charge thérapeutique.

Sur le plan thérapeutique, dans les formes légères et débutantes on peut avoir recours à une attelle d’immobilisation, des antalgiques et surtout une infiltration de cortisone qui est pratiquée au niveau du poignet.

Dans les formes modérées ou sévères du syndrome du canal carpien ou après échec du traitement infiltratif, une intervention chirurgicale peut être proposée. Elle est souvent pratiquée par les spécialistes de chirurgie de la main par vidéochirurgie. On parle alors de “traitement endoscopique du syndrome du canal carpien”.

Comprendre en BD le syndrome du canal carpien